Quel est le sens de la fête de la Visitation ?
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| Visitation de Marie à sa cousine Elisabeth |
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| Visitation de Marie à sa cousine Elisabeth |
Que fête-t-on à l’Ascension ?
La fête de l’ Ascension célèbre la montée de Jésus vers Dieu son Père. Elle est fêtée en France le jeudi de l’ Ascension , quarante jours après Pâques. Mort et ressuscité, il quitte ses disciples tout en continuant d’être présent auprès d’eux, mais différemment. Il promet de leur envoyer une force, celle de l’Esprit-Saint.
La fête de l’Ascension, célébrant l’entrée du Christ dans la gloire de Dieu, est une des principales fêtes chrétiennes, qui s’inscrit dans le prolongement de Pâques et annonce la
Pentecôte , dix jours plus tard. Le jour de l’Ascension, la couleur des vêtements liturgiques (que porte le prêtre) est le blanc, couleur de la fête, de la lumière et de la joie.
Jésus rejoint son Père.
L’Ascension est relatée par l’évangile de Marc (chapitre 16, verset 19), l’évangile de Luc (chapitre 24, verset 51) et le livre des Actes des Apôtres (chapitre 1, versets 6-11). Le livre des Actes des Apôtres rapporte que, quarante jours après Pâques, Jésus apparaît une dernière fois à ses disciples et leur annonce : « Vous allez recevoir une force, celle de l’ Esprit Saint qui viendra sur vous. Alors vous serez mes témoins (…) jusqu’aux extrémités de la terre ». Après ces paroles, ils le virent s’élever et disparaître à leurs yeux dans une nuée. L’évangile de Luc précise quant à lui que les apôtres « retournèrent à Jérusalem, remplis de joie ».
Ainsi s’achève le temps des rencontres du Ressuscité avec ses disciples. Cependant, selon sa promesse, Il sera toujours avec eux, mais d’une présence intérieure : ils ne le verront plus de leurs yeux. Le Christ n’est plus visible, mais il n’abandonne pas ses disciples. Il leur promet la venue de l’Esprit à la Pentecôte.
Un nouveau mode de présence.
Croire que le Christ ressuscité est entré dans la gloire est un acte de foi. L’Ascension est source de liberté : loin de s’imposer aux hommes, Jésus les laisse libres de croire, et donc d’aimer véritablement. Jésus ne cesse d’inviter les hommes à le suivre : dans la foi, ils doivent apprendre à lire les signes de sa présence et de son action, en particulier dans la célébration des sacrements, notamment l’ Eucharistie, mais aussi dans sa Parole, son Peuple, ses ministres (évêques, prêtres, diacres)…
« Pourquoi restez-vous là à regarder vers le ciel ?
» (Ac 1, 11) s’entendent dire les apôtres : l’Ascension du Christ est aussi un appel à un plus grand engagement dans le monde pour porter la Bonne Nouvelle.
La signification des Cieux.
L’Ascension de Jésus n’est pas un voyage dans l’espace, vers les astres les plus lointains, car les astres sont eux aussi faits d’éléments physiques comme la terre. Pour les croyants, monter aux cieux c’est rejoindre Dieu et vivre en son amour. Ici, nulle question de magie ou d’action spectaculaire. À propos du Ciel, le Catéchisme de l’Eglise catholique parle de « l’état de bonheur suprême et définitif ». Jésus ne s’est pas éloigné des hommes mais maintenant, grâce à sa présence auprès du Père, il est proche de chacun, pour toujours.
Si tu sépares ce qui est précieux de ce qui est vil, tu seras ma bouche.
Pauvre Jérémie ! Et cependant, pourquoi pauvre ?
Le prophète qui pleure était un serviteur de choix
et honoré de Dieu au-dessus de plusieurs.
Mais, parce qu’il disait la vérité, il était détesté.
La parole, si douce pour lui, était amère pour ses auditeurs;
pourtant il était accepté de Dieu.
Il lui était commandé de demeurer dans sa fidélité;
et à cette seule condition le Seigneur continuerait de parler par lui.
Il devait agir avec hardiesse et dans la vérité avec les hommes de son temps,
afin de séparer parmi eux ceux qui voulaient marcher avec Dieu et obéir à ses ordres,
de ceux qui s’opposaient à ses prescriptions.
Le Seigneur l’encourageait en lui promettant qu’il serait sa bouche.
Quel honneur ! Tout prédicateur et tout croyant ne le convoite-t-il pas?
Dieu parler par nous ? Quelle merveille !
Notre parole sera sûre, vraie, pure : elle sera puissante.
Elle ne retournera pas sans effet; mais elle sera bénie pour ceux qui la recevront,
et ceux qui la repousseront le feront à leurs risques.
Nous en nourrirons plusieurs;
nous réveillerons celui qui dort, et appellerons les morts à la vie.
Que cette promesse soit pour toi et pour tous les serviteurs du Seigneur !
Je vous remplacerai les années que la sauterelle vous avait dévorées.
Oui, ces années perdues qui nous font soupirer nous seront rendues.
Dieu est assez riche en grâce pour
rendre les années qui nous restent à vivre aussi fécondes pour son service,
que celles de notre inconversion, sur lesquelles nous portons deuil,
ont été inutiles à sa cause.
Les sauterelles de la mondanité, des retours en arrière, de la tiédeur,
nous en venons à les considérer comme une terrible plaie.
Si seulement elles ne s’étaient jamais abattues sur nous !
Le Seigneur, dans sa bonté, nous en a délivrés,
et nous sommes maintenant pleins de zèle pour son service.
Béni soit son nom ! Nos moissons de grâces spirituelles sont telles,
que notre aridité d’autrefois est plus que compensée.
Nos tristes expériences sont changées en fruits bénis
et nous servent à en avertir d’autres.
Nous sommes, par suite de nos anciens manquements,
enracinés d’autant plus profondément dans l’humilité et la dépendance enfantine.
Et la vigilance et la circonspection que nous avons acquises
nous aident à rattraper plus sûrement le temps perdu. Ainsi, par un miracle d’amour,
les années où le dévastateur avait tout dévoré peuvent nous être rendues.
N’est-ce pas là une immense faveur ?
Croyons-le, et vivons en conséquence et nous le réaliserons,
comme Pierre, qui devint un homme beaucoup plus utile
après que sa présomption eût été guérie par la découverte de sa faiblesse.
Seigneur, aide-nous !
Ceux qui sont intègres hériteront le bien.
Le livre des Proverbes est aussi un livre de promesses.
Les promesses devraient être passées en proverbes pour le peuple de Dieu.
En voici une digne de remarque.
Nous pensons habituellement aux biens terrestres comme réversibles;
ici il est parlé d’un héritage, c’est-à-dire d’une profession assurée.
Cet héritage nous est garanti de telle manière que rien ne peut nous en priver.
Nous pouvons dire que nous en avons dès maintenant la jouissance,
car il est des biens dont nous avons déjà la pleine possession.
Or qu’avons-nous déjà, actuellement ?
Nous possédons le précieux sang de Christ qui
nous donne la tranquillité de la conscience;
l’amour de Dieu pour nous qui reste invariable et inaltérable;
l’usage de la prière, par laquelle nous avons action sur le Seigneur en tout temps;
la providence de Dieu pour veiller sur nous constamment,
et ses anges pour nous servir;
son Saint-Esprit pour nous sanctifier et demeurer en nous;
En fait « toutes choses sont à nous,
les choses présentes et les choses à venir. »
Christ est à nous; et même la Trinité divine nous appartient.
Alléluia. Arrière donc les craintes, les pleurs et les plaintes;
« car un héritage délicieux nous est échu,
une belle possession nous est accordée. »
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| 1864-2017 |
La Vierge Marie. La première apparition à Fatima (Portugal) Dimanche 13 mai 1917-13mai 2017: déjà 100 ans.
« Je suis du Ciel »
Plusieurs mois après la dernière Apparition de l'Ange et très précisément en ce dimanche 13 mai 1917 qui précédait la fête de l'Ascension, les 3 enfants, avant de sortir avec leurs brebis, s'étaient rendus à l'église paroissiale pour entendre la première messe, celle qu'on appelle dans le pays, la « Messe des âmes », parce qu'on y prie spécialement pour les défunts. Dans la famille des petits pastoureaux, la messe du dimanche était un devoir sacré.
L a messe finie, les enfants revinrent à la maison, prirent le sac qui contenait leur repas, et allèrent, avec les brebis, jusqu'à la mare qui se trouve en dehors du hameau, vers l'endroit appelé Gouveia. Lucie, comme elle le faisait presque toujours, choisit elle-même l'endroit où ils devaient faire pâturer les brebis ce jour-là, un terrain appartenant à ses parents à la Cova da Iria qui signifie, la tombe de Iria, en souvenir de Sainte Iria (Irène) qui a préferé mourir que de perdre sa pureté. C'est là que se rendirent allègrement les trois enfants. Ils traversèrent lentement la lande pour permettre aux brebis de brouter le long du chemin. De cette manière, et parce qu'aussi le terrain était pierreux, hérissé ça et là de genêts épineux, la route fut assez longue, et ils n'arrivèrent à l'endroit désigné que peu avant midi. Ils ouvrirent alors leurs sacs de provisions, ils se signèrent, comme ils en avaient l'habitude, récitèrent un « Notre Père » , et se mirent à manger, en prenant soin cependant de garder quelque chose pour le soir, avant de reprendre le chemin de la maison. Ils dirent ensuite les Grâces et récitèrent le chapelet puis, en haut de la pente de la Cova da Iria, se mirent à construire, pour s'amuser, un petit mur autour d'un buisson, quand soudain ils virent comme un éclair. Ils se regardent tout surpris. Ils savent qu'il n'y a pas d'éclair sans orage. Ils lèvent les yeux vers le ciel, mais, ni du côté du Levant, ni du côté de Santa Catarina, il n'y a le moindre indice de pluie. Pas le plus léger nuage ne vient obscurcir l'azur du ciel. Pas le plus léger souffle de vent. Le soleil est splendide, l'atmosphère chaude et calme. Cependant, ils décidèrent de rentrer à la maison.
L es petits descendirent donc la pente, poussant les brebis en direction de la route. Arrivés à la moitié de la pente, environ à la hauteur d'un grand chêne-vert qui se trouvait là, ils virent un autre éclair puis une Dame toute vêtue de blanc, et qui répandait la lumière autour d'Elle.
S urpris par cette Apparition, les enfants s'arrêtèrent à environ 1m50 de distance d'Elle. Alors la Dame dit :
- N'ayez pas peur, je ne vous ferai pas de mal.
- D'où venez-vous ?, demanda Lucie.
- Je suis du Ciel , répondit Notre-Dame.
- Et que voulez-vous de moi ?
- Je suis venue vous demander de venir ici pendant six mois de suite, le 13, à cette même heure. Ensuite, je vous dirai qui je suis et ce que je veux. Après je reviendrai encore ici une septième fois.
- Et moi, est-ce que j'irai au Ciel aussi ?, dit l'enfant.
- Oui, tu iras.
- Et Jacinthe ?
- Aussi.
- Et François ?
- Aussi, mais il devra réciter beaucoup de chapelets.
Lucie demanda au sujet de deux jeunes filles mortes depuis peu : Maria, 16 ans, fille de José das Neves, et Amélia, 19 ans, qui allaient chez elle apprendre à tisser :
- Est-ce que Maria est déjà au Ciel ?
- Oui, elle y est.
- Et Amélia ?
- Elle sera au Purgatoire jusqu'à la fin du monde.
Il semble que cette jeune fille est décédée dans des circonstances comportant un irrémédiable déshonneur en matière de chasteté.
- Voulez-vous vous offrir à Dieu pour supporter toutes les souffrances qu'Il voudra vous envoyer, en acte de réparation pour les péchés par lesquels Il est offensé, et de supplication pour la conversion des pécheurs ?
- Oui, nous voulons.
- Vous aurez alors beaucoup à souffrir, mais la grâce de Dieu sera votre réconfort.
Pendant qu'Elle prononçait ces paroles, Notre-Dame ouvrit les mains et, comme par un reflet qui émanait d'Elles, une lumière intense s'en dégagea. Lucie dit plus tard que « cette lumière intense pénétra notre cœur jusqu'au plus profond de notre âme. Elle nous faisait nous voir nous-mêmes en Dieu, qui était la lumière, plus clairement que nous nous voyons dans le meilleur des miroirs ».
Les enfants se mirent à genoux en récitant intérieurement cette prière :
« Ô, Très Sainte Trinité, je Vous adore.
Mon Dieu, mon Dieu,
je Vous aime dans le Très Saint-Sacrement. »
Avant de partir, Notre-Dame ajouta :
- Récitez le chapelet tous les jours afin d'obtenir la paix pour le monde et la fin de la guerre.
- Quand arrivera la fin de la guerre ?
- Je ne peux le dire encore, tant que je ne t'ai pas dit aussi ce que je veux.
Après ces paroles, Elle s'éleva doucement, en direction du levant, jusqu'à disparaître dans le Ciel. La lumière qui l'environnait semblait lui ouvrir un chemin.
Cette première Apparition dura environ 10 minutes, et comme pour les Apparitions de l'Ange, François vit la Très Sainte Vierge mais n'entendit pas ses Paroles. Jacinthe, elle, voyait et entendait tout, mais n'osa pas parler à Notre-Dame. Seule Lucie eut le privilège de dialoguer avec Elle.
Jacinthe, oubliant sa promesse de ne rien dire à personne, en parla aussitôt à ses parents. Ces derniers interrogèrent le petit François qui confirma tout ce qu'avait raconté sa sœur. Cette révélation arriva aux oreilles de Maria, sœur de Lucie. Questionnée, la petite voyante, dut tout raconter pour ne pas mentir, et la nouvelle se sut dans tout le bourg. Ses parents ne croiront pas à ce qui se raconte, et Lucie se fera donc très sérieusement gronder ; ce qui explique que, plus tard, Jacinthe ne dira plus rien sur ce qu'elle verra.
L 'information vint jusqu'aux oreilles du Curé-Prieur de Fatima, Dom Manœl Marquès Ferreira qui se montra assez perplexe et interrogea maladroitement les pastoureaux. Les petits enfants, impressionnés par l'attitude et le ton sévère du curé, ne gagnèrent pas sa confiance. Jacinthe observa même un mutisme total.
Offusqué, l'abbé durcit sa position et transmit le compte rendu de l'interrogatoire au Cardinal Belo, du diocèse de Fatima, qui suivit sa conclusion : « il faut se tenir résolument à l'écart de cela » . Dès lors, Dom Ferreira se conforme à cette directive, en se montrant très hostile aux événements de la Cova da Iria.