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A lire: ce jour là, 31 août 1979 : passage de l'ouragan David


Le 31 août 1979, David changea brusquement de cap pour frapper l’île d’Haïti de plein fouet, causant la mort de plus de 2000 personnes.

Le 22 août 1979, une large et intense onde tropicale quitta le continent africain et trois jours plus tard acquit le statut de dépression tropicale. Une crête de haute pression s’étendant des côtes d’Afrique jusqu’au Sud-est des USA força la dépression vers l’Ouest en direction des Antilles, mais surtout dans un environnement de plus en plus favorable. Ainsi le 27 août dans la matinée, David devint le 2e ouragan de l’été 1979 sur l’atlantique; puis le 28 le cyclone passa en catégorie 4 avec des vents de 240 km/h alors qu’il se trouvait tout près des petites Antilles où l’alerte fut décrétée, pourtant les habitants de l’île de la Dominique continuèrent a vaqué à leurs occupations pensant que leurs montagnes les protégeraient de David, bien mal leur en pris.

En effet, durant les premières heures de l’aube du 30 août 1979, l’un des plus violents ouragans du siècle écoulé s’abattit sur les îles de la Dominique, de la Guadeloupe et de la Martinique et de Marie Galantes avec des vents de plus de 222 km/h, accompagnés de pluie torrentielle et d’une onde de tempête de 4 mètres. L’île de la Dominique paya un lourd tribut, ses bananeraies furent dévasté, des millions d’arbres déracinés, des entrepôts détruits.La quasi-totalité des habitations de la capitale Roseaux furent, détruites ou endommagées incluant le splendide Jardin botanique et le manoir où siégeait le parlement de l’île.


Source: https://mrmeteo.info/site/2013/08/le-31-aout-1979-david-changea-brusquement-de-cap-pour-frapper-lile-dhaiti-de-plein-fouet-causant-la-mort-de-plus-de-2000-personnes/

Pourquoi un cyclone tropical ne peut-il pas franchir l’équateur ?

Que se passerait-il si un cyclone tropical était contraint à passer d’un hémisphère à l’autre ? Et pour quelle raison cette éventualité théorique n’est-elle jamais observée ? Le présent article vise à répondre de façon brève et concise à ces deux interrogations.

Rappels sur quelques notions de base

Un des éléments les plus marquants de l’écoulement atmosphérique en zone tropicale est le cyclone tropical – on parle également d’ouragan ou de typhon selon la région du monde. Ce phénomène fonctionne sur un mode convectif où l’essentiel de l’énergie est issu de la chaleur stockée par l’océan. Aussi, il ne peut survenir que là où l’eau de mer est suffisamment chaude. En pratique, d’autres facteurs comme la variation du vent entre la surface et l’altitude empêchent une dépendance simple à la température océanique. Néanmoins, la corrélation reste très bonne.

ouragans
Œil du cyclone Dorian en 2019. Crédits : Wikimedia Commons.

Selon l’hémisphère, les nuages s’enrouleront dans le sens des aiguilles d’une montre (hémisphère sud) ou dans le sens inverse (hémisphère nord) autour du centre de basse pression. En effet, la force de Coriolis due à la rotation de la Terre change de signe lorsque l’on passe d’un hémisphère à l’autre. Incidemment, c’est cette force qui explique la forte présence de circulations tourbillonnaires et cohérentes dans les écoulements géophysiques.

Et si un cyclone tropical franchissait l’équateur ?

Partant de ce constat, une question que l’on peut se poser est ce qu’il adviendrait d’un cyclone tropical qui serait forcé à traverser l’équateur. Un raisonnement théorique invite à penser qu’il réorganiserait sa rotation initiale. Autrement dit, qu’il se mettrait à tourner dans l’autre sens. Pourtant, les observations montrent que cela n’arrive jamais. Des systèmes tropicaux ont déjà circulé très près de l’équateur mais aucun tourbillon cyclonique n’a réussi à franchir ce dernier – ni même le premier ou second parallèle. Par ailleurs, les simulations numériques traduisent la même chose sur des périodes de temps beaucoup plus longues.

cyclone tropical
Climatologie des cyclones tropicaux – échelle de 1 à 5. Notez l’absence de phénomènes autour de l’équateur. Crédits : NASA.

Et pour cause, un ouragan n’est pas un objet géométrique – comme l’est un disque – qui serait en mesure de dériver d’un hémisphère à l’autre tout en gardant son intégrité physique. Si tel était le cas, le changement de sens de rotation pourrait effectivement avoir lieu. Mais le fait est qu’en approchant de l’équateur, la diminution de la force de Coriolis amène peu à peu le tourbillon à se désorganiser. Avant de pouvoir atteindre l’autre hémisphère, celle-ci atteindra zéro. Or, sans force de Coriolis suffisante, un ouragan ne peut pas se maintenir (ni se former). En effet, le vent ne se dirigera alors plus vers le centre dépressionnaire en tourbillonnant.

En conclusion, l’organisation circulatoire qu’est le cyclone tropical cessera inévitablement. De fait, l’équateur géographique est vécu comme une véritable barrière par ces phénomènes.


Source: sciencepost.fr

El Niño, c'est quoi?

El Niño est un phénomène climatique dont l'origine est assez mal connue. Contrairement à La Niña, il se traduit pas une hausse de la température à la surface de l'eau (10 mètres environ) de l'est de l'océan Pacifique, autour de l'équateur


El Niño, l'enfant terrible du climat


Le nom de El Niño - qui veut dire « l'enfant » en espagnol - fait référence à Jésus, car ce phénomène atteint son apogée à l'époque de Noël. Ce sont les pêcheurs péruviens qui avaient attribué ce nom au courant marin froid correspondant.


Ce phénomène a été découvert dans les années 1920 par Sir Gilbert Walker, un physicien anglais ayant mis en évidence l'oscillation australe qui est liée à El Niño.


Les conséquences climatiques d'El Niño


Tout comme La Niña, El Niño ne frappe pas l'ensemble du Globe de la même façon.


En tant normal, dans l'océan Pacifique, autour de l'équateur, les alizés soufflent d'est (Amérique) en ouest (Australie et Asie). Ceci a pour effet de pousser les eaux chaudes de surfaces vers l'ouest, où il se produit conséquemment de fortes précipitations (à cause de la chaleur et l'humidité) et une remontée des eaux froides le long des côtes américaines.


Mais lorsque la Terre est frappée par El Niño, les alizés ont tendance à s'inverser. Ainsi les eaux près de l'Australie et de l'Asie sont plus froides, provoquant des sécheresses. Des ouragans se forment au milieu du Pacifique et frappent la Polynésie. Enfin, les eaux le long de la côte de l'Amérique se réchauffent, entraînant une hausse des précipitations et une raréfaction des poissons en surface, car les eaux chaudes ne sont pas propices à la prolifération des nutriments.


Les années El Niño


Les dernières occurrences du phénomène se sont produites en 2009-2010, 2006-2007, 2002, 2003, 1997-1998, 1994-1995, 1990-1993, 1986-1988, 1982-1983, etc.


Source: futura-science.com

Le 24 août 1964, le Sud-Ouest d’Haïti est dévasté par Cléo, le plus violent cyclone à avoir affecté notre pays au cours des 160 dernières années.

Le 15 août 1964, une puissante onde tropicale quitte le continent africain et met le cap vers l’Ouest en direction des Caraïbes. Le 20 août à 1h00 , un navire inconnu indique que la perturbation a désormais les caractéristiques d’une dépression tropicale alors qu’elle se trouve à 1432 km à l’Est de la Barbade. Dans l’après-midi un navire de reconnaissance de la Navy confirme l’existence d’une circulation et observe des vents soutenus de 35 m/h la pression centrale est de 1006 Mb. Le lendemain, elle chute à 993 Mb et Cléo est promu au stade d’ouragan. Le 22, le cyclone touche la Guadeloupe, les vents à ce moment atteignent les 115 m/h (185 km/h), le centre de l’ouragan traverse Basse-Terre à 11 h 37, des rafales de 81 m/h (135km/h) et plus de 170 mm de pluies provoquent la mort de 14 personnes et plus d’une centaine de blessés, des centaines de maisons sont détruites et les bananeraies sont dévastées, de même que le réseau routier. Le cyclone de catégorie 3 continue rapidement sa progression vers l’Ouest et passe le 23 à 40 km au sud de Ste Croix et à 135 km au Sud-Ouest de Cabo Rojo, située à l’extrême Sud-Ouest de l’ile de Porto rico. Les vents toutefois dans ces localités ne dépassent pas les 50 m/h, car si l’ouragan s’est intensifié avec une pression centrale estimée à 950 Mb et des vents soutenus prochent des 140 m/h, ils restent confinés près de l’œil (le diamètre de Cléo n’excèdait pas les 90 mi ou 140 km). Durant la journée du 23, un WC-21N de l’US Navy pénètre le cyclone du Sud-ouest et enregistre des vents de 152 m/h (244 km/h ). Durant la pénétration du mur de l’œil, l’avion est sévèrement endommagé; les réservoirs d’essence situés à  L’extrémité des ailes sont arrachés et le dôme qui abrite le radar est déchiré, plusieurs membres d’équipage sont légèrement blessés.Témoignage d’un des pilotes:

« Lors de la pénétration initiale de l’œil de la tempête (ouragan «Cleo»), le réservoir de carburant située à l’extrémité de l’aile  ainsi qu’une partie de l’aile du port ont été arrachées par la turbulence liée à des courants ascendants extrême. Durant les manœuvres effectuées pour sortir de la tempête, le réservoir de pointe de tribord et une grande partie de l’aile ont été arrachés par l’extrême turbulence liée au courant descendant. Nous dûmes effectué un atterrissage d’urgence au NAS Roosevelt Roads, PR. L’appareil fut endommagé de façon irréparable. »

D’après l’analyse des données recueillies, les vents au moment où l’avion quittait le centre du cyclone pour pénétrer dans la paroi du mur de l’œil augmentèrent de 140 km/h sur une distance d’un kilomètre, ce qui constitue un sacré cisaillement; aucun autre aéronef n’entra dans la perturbation durant le jour suivant et à ce jour l’intensité de Cléo demeure inconnue.
 

Le 24 à 6 h le puissant cyclone passe à 30 km au Sud de l’ile de Beata ( Baharona, République dominicaine où 507.8 mm de pluie tombent en 24 heures) et commença alors à infléchir sa trajectoire vers le Nord amena le monstre de puissance inconnu vers le Sud-ouest d’Haïti durant l’après-midi du 24.En effet le puissant Cléo frappa de plein fouet le département du Sud en début d’après-midi atterrissant juste à l’Est-Sud-est de la ville des Cayes où entre 15 h et 15 h 35 la pression chuta brutalement de 34 MB puis remonta de 37 Mb à 16 h. La plus basse pression fut enregistrée à Camp Perrin (950 Mb) 20 km plus à l’Ouest et en plein sur la trajectoire du cyclone.Une onde de tempête de plus de 2 mètres submergea une partie de la ville  de Chardonnières où plus de 120 personnes périrent.

L’ouragan qui assiégea le Sud-Ouest  du pays pendant près de 2 heures avec des vents de plus de 220 km/h et une onde de tempête de 5 mètres provoque la mort de 192 personnes, dont une majorité pérît noyée. Tout où presque fut détruit sur une dizaine de kilomètres autour du point d’atterrissage de Cléo dans le département du Sud.

L’ouragan affaiblit par sa traversée du massif de la hotte fut rétrogradé en catégorie 1 avant de toucher Cuba qu’il traversa le 26 août tout en perdant de l’intensité puis émergea au nord-ouest de Cuba où il s’intensifia sur le chaud détroit de la Floride.

Il atteint la catégorie 2 juste avant de toucher le Sud-Est des USA (Floride,Caroline du Sud et du Nord).

Cléo sema le deuil et la désolation dans notre région où 217 personnes périrent directement de ses effets et des dégâts estimés à 198 millions de dollars (dollars de 1964). Ce prénom a été définitivement retiré de la liste des cyclones tropicaux de l’atlantique.

Via www.mrmeteo.info [Un grand merci à Rudolph Homère Victor (Météorologiste.)]

Comment se protéger de la foudre ?

La protection contre la foudre est basée sur deux principes :
Ne pas constituer une cible pour la foudre .Ne pas se placer dans des situations qui risquent d’appliquer une différence de potentiel entre deux parties du corps.

Activités à Risque
On évitera certaines activités extérieures connues pour être particulièrement dangereuses par temps d’orage : pêche, baignade, bateau, cyclisme, golf, alpinisme, ainsi que des travaux électriques, de réparation de toiture. En fait, toute activité qui expose au foudroiement direct.
Avant d’entreprendre ce genre d’activités, renseignez-vous sur les conditions météorologiques
Concernant les activités qui mettent le corps en contact avec l’eau, souvenez-vous que le corps mouillé, aussi bien que l’eau sont bon conducteurs de l’électricité, ce qui favorise le passage de courants relativement intenses et dangereux.

À la campagne
Il est impératif de ne jamais s’abriter sous un arbre, surtout si cet arbre est isolé ou ne fait partie que d’un petit groupe d’arbres.En espace ouvert (champs, pré), ne porter aucun objet, en particulier métallique, qui émerge au-dessus de la tête : fourche, faux, club de golf… Surtout ne jamais s’abriter sous un parapluie ouvert. Toute pièce conductrice doit au contraire être abaissée, ou mieux même déposée au sol. Par contre l’utilisation d’un téléphone mobile n’entraîne aucun accroissement du risque, tout au moins lorsque son antenne ne dépasse pas la tête, ou que très peu. Son volume, même s’il est métallique, reste insuffisant pour avoir un effet attractif sur la foudre.Des personnes se trouvant en groupe doivent s’écarter les unes des autres d’au moins 3 mètres, pour éviter le risque d’un éclair latéral entre deux personnes. Le risque de foudroiement d’une personne peut se propager à ses voisins par une étincelle franchissant l’espacement entre personnes trop rapprochées : ce phénomène est appelé « éclair latéral ».Il faut penser à s’écarter de toute structure métallique, notamment de pylônes, de poteaux, de clôtures, afin de ne pas être victime d’une électrocution par « tension de toucher ».Pour les mêmes raisons, il conviendra d’éviter de s’abriter dans une cabine téléphonique extérieure, et a fortiori de téléphoner par temps d’orage, sauf avec un téléphone mobile, comme expliqué plus haut. Si la ligne téléphonique est aérienne, elle peut être touchée par la foudre, mais aussi subir une élévation de potentiel induite par un coup de foudre voisin. Même si l’un de ces deux phénomènes se produit loin de la cabine, disons à quelques kilomètres, la « surtension » générée localement se propage le long de la ligne, et atteint la cabine, où elle peut faire des dégâts, et sérieusement commotionner la personne qui s’y abrite.Ne jamais se tenir debout les jambes écartées, ni marcher à grandes enjambées lorsqu’on se trouve sous un orage. On risque alors d’être commotionné, voire électrocuté, par une « tension de pas ». La meilleure position consiste à se pelotonner au sol, après avoir étendu sous soi un ciré ou toute autre pièce en matière isolante (par exemple en plastique). Même si l’on ne dispose pas de pièce isolante, la position couchée, jambes repliées sous soi, reste la position de moindre risque.Lorsqu’on est surpris par un orage en pleine forêt, on ne peut évidemment pas éviter d’être sous des arbres. La position de moindre risque consiste alors à s’écarter le plus possible des troncs, et à éviter la proximité des branches basses. Cette position minimise les risques d’être victime de tensions de pas ou de tensions de toucher.De bons abris protégeant contre la foudre sont de huttes de pierre. On s’abritera également dans une église ou une chapelle ; mais si ces édifices ne sont pas protégés par un paratonnerre, il faut s’abstenir de s’appuyer contre ou de toucher un pilier ou un mur. Une automobile close, à condition qu’elle ne soit pas décapotable ou à toit en plastique, constitue une excellente cage de Faraday. Penser à rabattre ou à rentrer l’antenne radio s’il y a lieu. Par contre on évitera de s’abriter dans un hangar, lorsque celui-ci comporte un toit de tôle supporté par des poutres de bois. En effet, si un coup de foudre survient près du hangar, même sans le toucher, le champ électrique intense qui accompagne tout coup de foudre peut induire entre le toit et le sol une tension élevée, tension qui peut à son tour générer un amorçage puis un arc électrique à travers le hangar. Cet effet d’induction est par contre sans risque si le toit est supporté par des poutres métalliques.

Dans une habitation
Éviter certaines activités à l’intérieur des bâtiments, surtout des maisons de campagne ; ainsi, pour des raisons données en 6, il est recommandé de ne pas téléphoner lorsqu’un orage est menaçant. Toutefois, cette recommandation ne doit pas dissuader de téléphoner en cas d’urgence grave : il s’agit alors d’un risque calculé. Rappelons que le téléphone mobile est sans risque.Dans une habitation dont la protection intérieure contre la foudre n’a pas été spécialement réalisée (même si l’habitation est équipée d’un paratonnerre), éviter de toucher des pièces métalliques telles que conduites et robinets d’eau, de prendre un bain ou une douche, de toucher les machine électro domestiques. La seule façon de supprimer tout risque à l’intérieur consiste à réaliser une « équipotentialisation » de toutes les pièces métalliques, c’est-à-dire interconnecter par des liaisons conductrices. Cette opération est toutefois affaire de spécialiste en systèmes de protection contre la foudre, et doit être confiée à un installateur de paratonnerre agréé.En l’absence de dispositifs de protection tels que parafoudres, il est vivement recommandé de débrancher le cordon d’alimentation secteur et le câble d’antenne d’un téléviseur, et de les éloigner d’au moins un mètre du poste. Un téléviseur non protégé et non débranché peut en effet « imploser » lors d’une forte surtension, constituant ainsi un risque pour les personnes se trouvant dans la même pièces.

À la montagne
Les alpinistes se trouvent souvent sur des sommets ou des arêtes, particulièrement exposés aux foudroiements. La première précaution évidente que doit prendre un alpiniste est donc de s’éloigner des pointes et des arêtes dès les premiers signes avant-coureurs d’un orage : lorsqu’il entend le bourdonnement ou le bruit d’abeilles caractéristiques de « l’effet de couronne », le champ électrique ambiant est déjà intense, et il faut de toute urgence quitter les crêtes.La meilleure façon de se protéger contre un coup direct est de se réfugier sous un ressaut : celui-ci doit dominer d’au moins cinq à dix fois la hauteur du sujet.Même à l’abri du coup direct, il faut prendre en compte les divers risques de foudroiement indirect par tensions de pas ou tension de toucher. À 15 mètres sous un pic, ces tensions sont dangereuses, et il faut descendre à au moins cinquante mètres pour que le risque soit suffisamment réduit. Une précaution évidente est toutefois de ne jamais se plaquer contre une paroi, afin de ne pas s’exposer à des différences de potentiel, notamment en présence de failles humides. S’en tenir éloigné d’au moins 1,5 mètre.Il peut également être dangereux de s’abriter dans une petite anfractuosité ou une petite grotte: en restant debout près de l’entrée, on risque de provoquer l’amorçage d’un arc électrique entre le plafond et la tête, et en s’appuyant au fond, on risque d’être traversé par un courant dérivé. Se tenir accroupi le plus loin possible du plafond, des parois et du fond.Une commotion électrique même légère, et qui ne laisserait aucune trace en d’autres circonstances, peut, par surprise ou par perte momentanée du contrôle musculaire, faire lâcher prise et entraîner une chute grave. Ces accidents secondaires sont fréquents. Il y a donc lieu de tenir compte de ce risque lorsque l’alpiniste s’installe pour attendre la fin de l’orage.

Sur l’eau
Sur une grande surface d’eau, un bateau, et notamment un voilier, constitue une saillie, donc un point d’impact privilégié pour la foudre. Dans une barque ou un bateau sans mât, la meilleure précaution, si le temps le permet, est de rejoindre d’urgence la rive et s’en éloigner.Sur un bateau équipé d’un mât, celui-ci peut être frappé par la foudre de la même façon qu’un paratonnerre. Le principe qui guide alors la protection du bateau consiste à assurer une continuité électrique parfaite entre le sommet du mât et l’eau.Un voilier moderne est généralement équipé d’un mât métallique ; les haubans sont généralement des filins métalliques, dont les attaches font partie d’une ceinture, elle aussi métallique, courant tout autour du pont. Dans ces conditions, cette superstructure constitue une sorte de cage de Faraday à larges mailles, assurant une bonne protection du bateau. Si la coque est elle-même métallique, l’écoulement éventuel des courants de foudre vers l’eau se fait sans difficulté. Si la coque est en matière synthétique, il convient de fixer une ou deux chaînes à la ceinture métallique, l’autre extrémité plongeant dans l’eau. Celle-ci est suffisamment bonne conductrice pour constituer une bonne « prise d’eau ». Une solution plus élégante consiste à relier la base du mât au lest du bateau, par un conducteur installé une fois pour toutes.Certains voiliers sont en bois, de même que leur mât, et les haubans peuvent être des cordes plus ou moins isolantes. Sur ce type de bateaux, on recommande de fixer une chaîne tout le long du mât, ou un conducteur fixé à demeure, en en faisant ainsi un paratonnerre. Comme en 19, la base du mât sera électriquement reliée à l’eau par une chaîne ou un conducteur. La protection du bateau est ainsi correctement assurée ; quant aux personnes à bord, elles devront se placer le plus bas possible, voire à l’intérieur de la coque, pour celles qui ne participent pas aux manœuvres.

Un grand merci à www.mrmeteo.info

L'ouragan Irma passe en catégorie 5, la plus dangereuse

La puissance de l'ouragan Irma qui fonce sur les Antilles est historique.

Irma, son vent et sa pluie approchent avec une grande dangerosité. L'ouragan qui s'apprête à toucher ces prochaines heures les Antilles est le plus virulent dans la région depuis près de 20 ans, 1999 précisément. 

Un ouragan historique. Irma est classé en catégorie 5 depuis ce mardi en début d'après-midi, heure de Paris. Il s'agit du niveau le plus élevé dans la classification des ouragans. Ses vents soufflent actuellement jusqu'à 280 km/h et le risque de submersion marine conséquente est élevé. Emmanuel Demaël, prévisionniste de Météo France, précise que «sur cette zone du Nord de l'arc antillais il s'agit du premier cyclone de catégorie 5».

Comme l'explique Keraunos, l'observatoire français des tornades et orages violents, Irma s'est intensifié depuis lundi. Son oeil s'est élargi et la pression continue de baisser. Ce bureau d'études souligne que depuis le début des observations avec des satellites en 1966, «seulement trois ouragans ont frappé les Antilles avec l'intensité d'Irma : David en 1979, Hugo en 1989 et Lenny en 1999, tous trois dévastateurs pour l'arc antillais». Dans l'Atlantique, Irma est déjà l'ouragan le plus puissant depuis 10 ans.


Les Antilles en alerte. 
Les îles antillaises françaises de la Guadeloupe, de la Martinique, de Saint-Martin et de Saint-Barthélémy sont placées en alerte orange par Météo France. Les deux dernières sont a priori les plus menacées. Ecoles et administrations y sont fermées pour une durée indéterminée. A Saint-Martin, l'eau fait l'objet d'une coupure générale. En Guadeloupe, les écoles sont fermées pour deux jours. La Martinique, en marge de la route principale d'Irma, est sous surveillance en raison de la «mer dangereuse». 
Des creux de 8 à 10 mètres sont prévus dans la nuit de mardi à mercredi et la journée du mercredi à Saint-Martin et Saint-Barthélemy, avec des vents moyens entre 180 et 220 km/h et des rafales atteignant 250 km/h. En Guadeloupe, des creux de 5 à 6 mètres sont à attendre, avec des rafales atteignant 100 à 120 km/h.
De manière plus générale, toute la partie Nord des Antilles est en alerte, notamment Porto Rico, les îles Vierges, Antigua-et-Barbuda.

Direction Cuba et la Floride. 
Selon le NHC, le centre américain de surveillance des ouragans, Irma va poursuivre sa route vers la Floride, qu'il atteindrait dimanche. La chaîne météo précise qu'Irma devrait alors connaître «une baisse rapide de son intensité», rétrogradant «en dépression tropicale puis en simple dépression». 

D'ici là, l'ouragan va notamment frapper la République dominicaine, le nord d'Haïti, Cuba, et les Bahamas. Elle passera au plus proche de notre pays vendredi à 1h 24 Am à 162.9 km au nord du Cap.

Via leparisien.fr