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13 trucs de gestion de classe qui aide à instaurer le respect.

 Quand vient le temps de gérer sa classe, on a souvent l’habitude d’instaurer un système d’émulation ou des règles et de supporter toutes ces règles par des punitions. Très vite, on apprend que ça fonctionne  (du moins partiellement !), mais ça a le vicieux défaut de devoir demander une vigilance constante de la part de l’adulte en plus de miner considérablement l’apprentissage de l’autonomie de la part des élèves. De plus, ça réduit les comportements qu’on veut voir disparaître, sans toutefois les enrayer définitivement. Résultat : On s’épuise et on s’endort en réfléchissant sur comment on pourra mieux contrôler le lendemain…




Il y a d’autres voies, moins visibles et surtout moins bruyantes (faisant partie du gain de l’autonomie de la pédagogie 3.0),mais combien plus payantes sur le long terme! Voici quelques trucs que j’ai mis sur pied et où je vous invite à comparer avec vos méthodes!

P.S. Sachez que ces méthodes prennent plus de temps pour démontrer leurs avantages alors persévérez!

 1-Le respect commence dès l’entrée en classe.

Chaque matin, personne ne peut me déranger lorsque les élèves entrent dans la classe. Je me place dans l’antre de la salle et je salue chacun  par son prénom. Ça me permet d’ausculter la prunelle de mes jeunes, de m’assurer que je les ai tous bien vus et de bien commencer la journée. Ainsi, je peux prendre le « pouls » et si l’un me semble plus triste qu’à l’habitude, je prendrai aussi quelques instants plus tard dans la journée afin d’ouvrir une discussion.

Si un collègue ou même la direction vient me parler à ce moment, je demande un rendez-vous plus tard, car ce moment m’est très précieux.

L’avantage pour les jeunes, c’est aussi de voir que peu importe comment a été la veille (je parle ici des tannants), ils ont droit au même accueil et au même sourire que les autres. Ça envoie un puissant message de bienvenue tout en rappelant à chacun qu’il aura une nouvelle opportunité aujourd’hui pour se montrer sous son meilleur jour. Ainsi, une portion de complicité se tisse avec le bonjour matinal.

2.La porte individuelle.

Je crois que cet objet dans la classe est mon meilleur outil de gestion de classe. Les élèves peuvent toujours sortir lorsqu’ils sentent la vapeur monter ou encore, lorsque je les invite pour avoir une discussion qui n’aurait pas lieu d’être devant toute la classe. Ainsi, dans le calme du corridor, les échanges peuvent se faire dans le plus grand respect. Les élèves apprécient beaucoup le fait d’être ainsi invités à l’extérieur pour régler des situations qui seraient normalement “traitées” devant les autres élèves. Que ce soit un comportement qu’on veuille voir disparaître, un élève particulièrement excité ou encore pour parler 2 minutes avec l’élève qui semblait triste à la rentrée, le corridor est un lieu d’échange entre eux et moi.

Parfois aussi, on peut retrouver 12 élèves hors de la classe. C’est ce qui se produit quand je veux dire des choses seulement à certains, comme par exemple à ceux qui n’ont pas fait leurs devoirs. Parfois aussi, je sors ceux qui sont « corrects » en ne gardant que les autres afin de toujours démontrer et appliquer que je ne punirai pas un groupe pour des individus, peu importe le nombre d’élèves dérangeants.

Je m’y prends toujours de la même manière : j’invite un élève à l’extérieur et je vais le rejoindre 2-3 minutes plus tard, le temps que j’organise le reste de la classe (ou d’un brouhaha productif, tout dépend du moment) . Je laisse toujours la porte entrouverte et les élèves dans la classe voient mon bras et ma jambe qui restent dans la classe. Ainsi, ils savent que je ne suis pas complètement sorti. J’ai donc la discussion avec l’élève que je veux voir et cette discussion dure rarement plus de 2 minutes. Si ça semble dépasser ce temps, je demande à ce que l’on poursuive l’échange plus tard dans la journée. Normalement, à la seconde rencontre, l’élève a eu le temps de réfléchir et le tout est facilité.

En agissant ainsi, aucun cri n’est lancé dans la classe, l’élève qui se fait inviter à l’extérieur apprécie de ne pas se faire réprimander devant ses pairs et ces derniers travaillent dans une atmosphère de classe agréable.

3. CHUCHOTEZ

Les cris de la part des adultes ne devraient être réservés qu’aux situations physiquement dangereuses pour les élèves et encore. La dernière fois que j’ai crié dans une classe, c’était le 6 juin 2004. Je m’en rappelle et je me rappelle aussi que c’était le premier cri de ma part cette année-là et la dernière fois que j’ai ainsi « agressé » la classe avec un ton inutilement agressif.

Étrangement, lorsque vous avez à faire une intervention musclée auprès d’un élève ou d’un groupe d’élèves (ou de vos enfants), essayez donc de le faire en chuchotant, mais avec un ton ferme. En fait, faites comme si vous étiez en train de crier après votre jeune, mais le « volume » de votre voix n’est qu’un chuchotement. Vous verrez, vos élèves (ou vos enfants) seront beaucoup plus « assommés » par cette manière de faire, aucun stress n’apparaîtra (ou insécurité) après ce genre d’intervention et le message que vous voulez passer passera avec une efficacité insoupçonnée et sera réalisé dans le respect des élèves.

 4. La porte en groupe

Lorsqu’une discussion ou une “chicane” ne s’adresse qu’à certains élèves de la classe, il est primordial de sortir ceux qui n’ont pas à entendre ledit message. Par exemple, 6 élèves n’ont pas fait signer leurs parents pour une troisième semaine consécutive. Il est important que vous interveniez, toutefois le reste de la classe n’a vraiment rien à voir dans cette intervention. Nommez donc les 6 principaux intéressés, demandez-leur de venir à l’extérieur de la classe et au besoin, utilisez le truc 3, soit d’avoir un ton très ferme mais en chuchotant. L’impact sera très grand auprès de ces derniers et le message passera beaucoup mieux que si vous les aviez nommés devant toute la classe.

Toujours dans le même ordre d’idée, un autre truc est de sortir les plus forts lors d’un résultat à un examen pour ne garder que ceux qui n’ont laissé aucune trace de leurs stratégies dans le test. Par exemple, en début d’année, la majorité de mes élèves doivent encadrer les mots d’action d’une question et souligner les aspects importants. Dans des résolutions de problèmes, c’est très pratique. Si j’ai des élèves qui obtiennent de mauvais résultats et qu’en plus, ils n’ont pas démontré ces stratégies, alors je les garde dans la classe et demande à ceux qui ont fait les stratégies ou qui ont eu de bonnes notes de sortir. Ensuite, je ferme la porte et chuchote auprès des élèves qui n’ont pas fait lesdites stratégies. Ainsi, certains élèves ayant eu de mauvais résultats, mais qui ont fait un effort dans la démonstration des stratégies sont exemptés de ce discours, car mon objectif est de les outiller au niveau des méthodes de travail efficaces et non de les « chicaner » pour de mauvais résultats.

5. La règle des 3 minutes.

Étrangement, sans que je ne puisse l’expliquer, c’est inévitable, dans les 3 minutes qui suivent une consigne, un élève enfreindra automatiquement ladite consigne. Ce n’est pas un secret, pourtant les enseignants débutants ne connaissent pas cette grande vérité. On les entendra dire : « Tout allait bien dans la classe et tout d’un coup, le bordel a pris ». L’oeil expérimenté pourrait alors voir qu’après 2 minutes, untel a enfreint la consigne, ensuite, 2 autres l’ont fait, car ils ont remarqué que le premier n’a pas été vu par l’enseignant et ensuite, c’est l’effet domino. Ainsi, peu importe ce que vous demandez (de ne pas dépasser une certaine ligne dans la cour d’école, de respecter le silence lors d’une évaluation individuelle, de rester assis, de venir prendre le rang, de sortir les devoirs…) un ou des élèves seront immuablement attirés vers le côté obscur de l’obéissance. Il est alors primordial que vous attrapiez le premier qui le fera afin de montrer dans votre non verbal que vous renforcez la consigne mentionnée plus tôt. Ainsi, les 3 minutes qui suivent une consigne pourraient être seulement dédiées à tenter de trouver qui n’est pas capable de la suivre. Déjà, vous augmenterez beaucoup votre capital de respect auprès des élèves. L’idée n’est pas ici de faire des esclaves de vos élèves en les « arrosant » constamment de consignes et de conséquences pour finalement leur apprendre à n’avoir aucune initiative, mais bien de vous assurer que certaines règles d’or puissent être conservées. Donc si dans une journée vous réduisez le nombre des consignes et augmentez votre capacité à nommer ceux qui ne la respectent pas, vous gagnerez beaucoup de respect et vous vous sentirez bien moins épuisé en fin de journée.

6.Le regard

Outre quelques exceptions dans une carrière, la très grande majorité des élèves qui font une “mauvaise action” savent qu’ils en font une. Fréquemment, il n’est pas surprenant de voir qu’avant de réaliser son mauvais coup, l’élève en question regarde si le prof n’est pas en train de le regarder (dans la classe ou dans la cour). Souvent aussi, après son mauvais coup, il regardera autour pour voir si quelqu’un le regardait. S’il croise à ce moment votre regard, vous n’avez qu’à maintenir son regard pour que tout passe (sauf en maternelle). Vous serez surpris de voir que vous pourrez éviter de devoir parler pour une douzaine d’interventions par jour simplement en appliquant cette méthode.

De plus, lorsque vous faites une intervention auprès d’un petit groupe d’élèves dans la cour de récréation (par exemple, des 6e qui vont parler dans une partie réservée à un autre niveau), il est quasiment certain que dans les 2-3 minutes qui suivent votre intervention, ils retourneront là où ils n’ont pas le droit. Souvent, avant d’enfreindre la règle, une des personnes du groupe vous regardera (c’est inévitable) et si vous les regardez du coin de l’œil, votre seul regard sur eux fera le reste. Outre les cas d’exception, ils ne seront pas capables de continuer à faire “leur mauvais coup” en sachant consciemment que vous les regardez.

En agissant ainsi, les élèves apprennent qu’ils ne peuvent pas “vous en passer” et se le communiqueront entre eux (les rumeurs courent plus vite que l’Internet dans une école). De plus, ils sauront plus vous écouter avec respect, car ils sauront qu’avec vous, ils ne se font pas nommer devant le groupe en entier.

Si le comportement se répète (un élève se lève dans la classe à un moment inopportun ou parle dans la bibliothèque…), que vous réintervenez par le regard et que le tout se répète encore une fois, à ce moment, il gagne une discussion dans le corridor. Je lui nomme ensuite les 2-3 fois où j’ai eu un contact visuel pour le rappeler à l’ordre, lui mentionne que je compte ça comme étant des rappels et que j’ai choisi de ne pas le nommer devant le groupe pour le “protéger” par rapport aux autres. Toutefois, puisque l’élève ne semble pas comprendre ma méthode respectueuse, la prochaine fois qu’il refera ce comportement, je ne me gênerai pas pour le nommer tout haut. L’élève alors comprend… S’il ne comprend pas, il entrera dans la classe et refera le mauvais comportement dans les 3 minutes suivantes. Vous vous devrez alors de faire une intervention devant tous simplement en nommant son nom sans rien ajouter. Vous serez les deux seuls à connaitre la nature de votre intervention, et vous aurez respecté votre entente en lui démontrant que vous suivez ce que vous avez dit que vous étiez pour faire. Si 70% des tannants se calment avec le regard, 20% se calmeront avec l’intervention dans le corridor. Il vous restera un 10% de coriaces qui vous testeront (ou qui sont tout simplement surexcités cette journée-là) et exigeront de vous une intervention devant les autres. Qu’à cela ne tienne, vous avez quand même été tout à fait respectueux et l’élève ne peut pas être surpris de se faire nommer tout d’un coup ainsi dans la classe. Vous aurez laissé toute la chance à l’élève de se reprendre et il verra que malgré tout, vous restez constant, ce qui le sécurisera sur le long terme.

7.L’humour

Comme le mentionne Pierre Poulin dans sa conférence Tedx (à 9min57 http://www.youtube.com/watch?v=QrSo_18JTQw) l’humour est un des éléments qui décharge les pires situations, mais qui, lorsque mal employé, peut avoir des effets néfastes. M. Poulin parle ici du sarcasme qu’on peut parfois avoir et qui, en fin de compte, n’est drôle pour personne : « Bien oui Philippe, tout le monde le sait bien que 2 + 3 donne 6 » (réplique du prof à une mauvaise réponse de Philippe).

L’exagération est une bonne manière d’avoir de l’humour. Toutefois, il faut que ça soit disproportionné  afin de ne pas induire un message imprécis. Par exemple, voici une intervention auprès d’une élève qui refuse d’attacher ses lacets : « Bon disons que tu dois éviter de toute urgence un camion de pompier qui a manqué de freins et qui percute le mur de la classe pendant qu’en même temps, le plafond rempli de neige s’affaisse et que tu dois sauter par-dessus 4 pupitres et plonger par la fenêtre de la classe pour éviter le pire, penses-tu qu’avec tes souliers ainsi attachés, tu y arriverais ? » L’élève ne commencera pas à argumenter, car c’est trop irréel comme situation et il risque fortement de rire… Sinon, on en rajoute et ça fera le travail. Il sera par contre important d’ajouter le le point 8 pour s’assurer que le message passe bien.

Celles qui payent le plus restent les blagues positives, mais qui peuvent par contre être porteuses d’un message. Du genre, mon tannant est sur le bord de m’épuiser et de me faire perdre mon sourire. J’ai mis en pratique les points 1 à 7 précédents sans succès… On sait que la majorité des tannant(e)s ont un besoin criant d’attention et qu’ils ne savent le demander autrement qu’en attirant une attention principalement négative de l’adulte en présence. C’est pourquoi si on réussit à nourrir ce besoin de manière positive, ils n’auront d’autres choix que d’être apaisés. Ce n’est donc pas rare de me surprendre dans la classe en train de « courir », les bras grands ouverts vers un de ces numéros. Je dis alors « Viens ici mon …, tu as besoin d’un câlin ». La majorité du temps, l’élève se sauve et on peut alors demander à d’autres de l’intercepter (encore à la blague), ce qui fait que la classe rit, sans qu’on ait insulté ou blessé la personne qui n’arrivait pas à se calmer. Toutefois, si l’élève veut ledit câlin, il est certain qu’on le fera en gardant notre distance… Les contacts entre les adultes et les mineurs sont toujours à éviter. On se doit par contre d’ajouter l’élément du point 8 si on veut s’assurer qu’une blague pédagogique puisse quand même avoir une portée au niveau du comportement.

8. “On se comprend”

Il est très important, lorsqu’on utilise l’humour, d’ajouter un “On se comprend” ensuite. On s’assure ainsi d’envoyer un message clair et l’élève qui trouve ça drôle saura qu’il vient d’obtenir une belle chance de se reprendre. Ainsi, en ajoutant le “On se comprend” (après les exemples du point 7), on rappelle à l’élève qu’on vient de lui laisser une chance, on lui rappelle qu’on tient à la règle omise et du même coup, on a renforcé le lien de complicité avec l’élève! Ce point fonctionne aussi avec les élèves qui ne vous connaissent pas (un messager qui court dans le corridor pour aller porter les absences…). 

9. Éviter les mots assassins suivants : toujours, encore, jamais…

Ces mots, lorsqu’employés avec d’autres, blessent. On se retrouve ensuite avec un élève plus frustré ou bousculé, plutôt qu’avec un élève qui a vraiment compris l’information que l’adulte voulait transmettre… « On le sait bien, Philippe n’apporte JAMAIS ses devoirs » ou « Julie a ENCORE oublié ses souliers » ou « Faut-il ENCORE que je te répète de ne pas…” et “T’es TOUJOURS en retard”… Ces mots gagnent aussi à être enseignés auprès des élèves pour qu’ils évitent de les utiliser entre eux.  Les conseils de coopération et les débats en classe peuvent être un bel endroit pour mettre en pratique ces méthodes « d’hygiène relationnelles », comme disait Jacques Salomé. Ils peuvent toutefois être remplacés par souvent, régulièrement ou rarement. Bien que ce soit des subtilités, ça laisse plus de place aux chances de progrès que les mots assassins. 

10.Mettre un délai dans la réponse à un comportement.

Parfois, trop de choses se passent en même temps ou encore, on n’a pas d’idées sur comment résoudre une situation problématique quand elle arrive. Par exemple, lors d’un travail d’équipe, une ne travaille pas. On ne veut pas sortir avec elle dans le corridor, car on sait très bien que d’autres arrêteront de travailler si on agit de la sorte. Ne rien faire auprès de cette dernière risque d’envenimer l’atmosphère la première fois, car les équipes 2 et 3 vont peut-être voir que l’équipe 1 ne fait rien sans rien recevoir de la part de l’enseignant… Bref, ne faites rien jusqu’à la récré (si vous ne surveillez pas).

Quand la cloche sonne, nommez clairement les personnes de l’équipe en question et dites calmement que ces derniers doivent rester pendant la récré, car ils n’ont pas besoin d’aller se reposer étant donné qu’ils l’ont déjà fait pendant la période. Ainsi, vous venez de communiquer à toute la classe que ce n’est pas parce que vous n’intervenez pas sur le champ que vous n’interviendrez pas dans le temps.

Il m’est aussi arrivé de me rendre compte le soir que j’avais oublié d’intervenir auprès d’un élève. Qu’à cela ne tienne, le lendemain, soyez certain qu’il était appelé de l’autre côté de la porte pour se faire rappeler ledit événement. C’est certes plus essoufflant au mois de septembre que d’engueuler l’élève devant la classe, toutefois, la complicité et le respect ainsi tissés payeront le restant de l’année.

Fait cocasse : J’ai déjà mentionné à un élève de rester à la récréation (pendant une période de travail). Lorsque la récré est arrivée, j’ai oublié et lui aussi… Le soir, le souvenir m’est revenu alors le lendemain matin, je l’ai convoqué à l’extérieur pour lui rappeler qu’il avait oublié de rester à la récréation et que comme conséquence, il devrait rester à la récréation et m’expliquer pourquoi il avait agi de la sorte la veille. Sans lui laisser le temps de parler, je l’ai invité à entrer dans la classe. Une fois la récré arrivée, il m’a expliqué tant bien que mal Quelques semaines plus tard, le même scénario se reproduit, soit que je l’invite à rester à l’intérieur à la pause. Lorsque celle-ci arrive, je vais reconduire mes élèves à l’extérieur en l’oubliant (je dormais peu, car je travaillais tard la nuit sur le projet Super Bolide). Quelle ne fut pas ma surprise de le trouver dans la classe à mon retour! J’allais le gronder en lui disant qu’il devait être avec les autres lorsqu’il  me dit qu’il était resté parce qu’il voulait m’expliquer ce qui était survenu plus tôt!

11.Faire des rencontres silencieuses

Vous avez demandé à Philippe de rester à la récré. Vous sortez les autres élèves et revenez à Philippe en vous disant combien vous êtes autant puni que ce dernier, car vous auriez grand besoin aussi de cette pause pour vous-même. Toutefois, vous savez qu’en investissant ainsi du temps, ce sera un jour payant. En arrivant dans la classe, ce dernier vous regarde. La logique normale voudrait que vous entamiez et dirigiez l’entretien de A à Z, en mettant parfois même les mots dans la bouche du jeune pour “accélérer” le processus… Philipe n’en est toutefois pas à sa première intervention et sait très bien que s’il répète les mots du prof, il lui fera alors croire qu’il a compris, et pourra s’éclipser plus rapidement… Toutefois, si l’enseignant s’assoit devant Philippe et le regarde sans rien dire, Philippe devra prononcer les premiers mots et ainsi, involontairement, s’investir dans la solution. Et hop, le tour est joué! Certes, il commencera par se plaindre des autres du style : « Ce n’est pas de ma faute, c’est Pierre qui m’a parlé et vous n’avez grondé que moi »… S’il est 2-3 minutes à se faire regarder sans rien dire de votre part,  il commencera à vraiment chercher ce qu’il a fait de mal. Après tout, il n’aime pas ça être là et tentera de trouver ce qu’il faut pour que vous parliez. Dès que Philippe s’accordera un peu de responsabilités, vous pourrez parler, mais dès qu’il reviendra dans des accusations (soit essentiellement qu’il est victime d’une grande injustice, ça se résume souvent à ça), vous rentrerez dans le silence.

Le succès de ces rencontres est renversant. Lorsqu’il semblera vouloir répéter le même comportement, vous n’aurez qu’à lui rappeler que la conséquence sera une rencontre silencieuse de votre part et vous le verrez changer drastiquement comme si vous lui offriez la pire des conséquences inimaginables alors qu’en fait, vous n’aurez « rien » fait!

12. avoir des périodes moins “directives”

Dans la pédagogie 3.0, les cas problèmes sont beaucoup moins apparents que dans une pédagogie plus traditionnelle, car mon “leadership” change d’une période à l’autre. Dans ma journée, il y a une période où je suis plus directif, une autre où je laisse les élèves travailler ensemble, une autre où c’est du travail individuel, une où je suis dans la position d’un guide (permanence) et finalement une où je suis quasiment effacé (Pangéa). J’ai remarqué le tout, car mes élèves turbulents le sont beaucoup moins en ma présence qu’avec les autres, et la raison en est bien simple… Un tannant est un expert pour réagir à une consigne. C’est ainsi qu’il obtient ce qui lui manque le plus, soit de l’attention. Or, lors d’une période où l’enseignant est moins directif, il a alors moins de raisons de contredire et nécessairement, il voit bien qu’il doit plus travailler. De plus, s’il arrête de travailler avec l’intention inconsciente d’avoir ainsi votre attention, il devra recevoir des conséquences naturelles pour le « traiter » une fois pour toutes, comme perdre une récré à cause de son comportement qui a mené à un travail incomplet ou encore à prendre du retard l’empêchant ainsi de participer à des étapes plus stimulantes d’un projet. 

En positionnant votre rôle clairement au début de chaque période, vous indiquez clairement vos attentes aux élèves de même que le travail qu’ils auront à accomplir, ce qui aura pour conséquence de calmer l’atmosphère. Par exemple : « Lors de cette période, je suis un guide, vous trouverez les étapes en page X de tel cahier », à un autre moment : « Lors des prochaines 10 minutes, je vais démontrer comment résoudre tel numéro, ceux qui comprennent, je vous invite à débuter les exercices », ou encore un autre tantôt : « Lors de cette période, je vais être présent pour répondre aux questions des élèves qui afficheront un carton jaune sur leur pupitre».

13. Approchez-vous sans rien faire d’autre.

Dans la cour, vous suspectez un groupe de préparer un mauvais coup. Pas besoin de vous égosiller, faites seulement vous coller sur le groupe. Dans la classe, une équipe s’éparpille. Prenez ce que vous êtes en train de faire et allez continuer à le faire, mais en vous assoyant près de cette équipe. Pas besoin de rien faire d’autre, c’est drôle et ça fonctionne. Sinon, on ajoute un « On se comprend » et on repart.



6 conseils de gestion de classe

 Les jeunes enseignants se sentent souvent désarmés face à l’indiscipline et au chahut. Nous avons recueilli pour vous conseils et témoignages de tous horizons. Des pistes pour faire bloc avec l’équipe éducative et les parents, tout en optimisant votre engagement.




1- Faites bloc avec l’équipe éducative
Beaucoup de jeunes enseignants éprouvent un sentiment de grande solitude face à leurs problèmes de gestion de classe. Ce n’est pas du tout ce que prévoit l’Éducation nationale, pour qui un établissement doit être doté d’un projet, d’une équipe et d’un règlement. Sur ce chapitre, le chef d’établissement a une responsabilité particulière de chef d’orchestre. Vous êtes en droit d’exiger une vraie implication de sa part, tout comme il s’attend à pouvoir compter sur vous. Faites connaissance avec chaque membre de l’établissement: collègues, infirmières, agents, équipe de direction… L’équipe que vous formez ne doit jamais être prise au dépourvu. Toutes les situations doivent pouvoir trouver une issue. Faites part de vos difficultés, écoutez celles des autres. Soyez solidaire, faites bloc!


2- Les parents sont vos alliés
« L’école est actuellement dans une situation qui nécessite d’importants changements. Vouloir continuer sans le soutien et même la participation des parents […] serait – au regard des dangers repérés. » « Établir un bon premier contact avec les parents d’élèves » est le premier des cinq conseils pour une rentrée réussie.


3- Ayez toujours un coup d’avance
Les élèves ne doivent pas découvrir le règlement intérieur de la classe au moment de recevoir une punition. Dès la première heure de cours de l’année, vous devrez donc consacrer plusieurs minutes à expliquer clairement les droits et devoirs de chacun. Sans oublier les vôtres! Rappelez aux élèves la raison de votre présence devant eux et l’intérêt de la matière que vous enseignez, tracez les grandes lignes du programme de l’année… Tant que vous n’êtes pas familiarisé avec le fonctionnement de l’établissement, vous devez veiller à arriver en avance. Vous disposez ainsi de temps pour vérifier que le matériel prévu pour la journée est présent et en ordre de marche.


4- Travaillez vos postures, gestes et voix
Un enfant a besoin de bouger, de courir, de rire… Rien n’est moins naturel que de l’enfermer dans une salle, sous l’autorité d’un enseignant qui doit capter son attention intensément, avec un nombre limité de pauses! C’est pourquoi ce face-à-face avec une classe repose énormément sur l’attitude corporelle de l’enseignant: ses gestes, son tonus, sa capacité à occuper l’espace, sa voix, sa distance et sa proximité… Dès l’entrée dans la classe , gardez en tête l’image du dompteur, qui attend de capter l’attention de ses fauves avant d’obtenir d’eux ce qu’il va exiger. Certains enseignants procèdent ainsi: ils bloquent physiquement la porte et exigent le calme avant l’entrée dans la classe. Une technique qui a fait ses preuves!


5- Fixez les limites
Tous les enseignants ont leur propre seuil de tolérance en matière de bruit, d’agitation ou même de niveau de langage… Y compris face à l’insulte: certains enseignants exigeront que le fautif passe en conseil de discipline, d’autres seront plus « coulants ». Exigez-vous qu’un élève lève le doigt et attende votre signal pour prendre la parole? À vous de fixer les limites: la classe est votre domaine, vous êtes maître à bord dans le respect de la loi et du règlement intérieur. Ce point doit être très clairement explicité aux élèves, et répété autant de fois que nécessaire. Si vous souhaitez le silence absolu pendant vos cours, il faut le signifier. Dès avant l’entrée en classe: tenez-vous à la porte, faites aligner les élèves et attendez qu’ils fassent silence pour les laisser entrer. Mais que se passe-t-il si un brouhaha reprend pendant la séance? Arrêtez-vous votre cours ? Tapez-vous sur la table? Punissez-vous le ou les fautifs ? Rappelez-vous les règles exposées en début d’année?


6- Faites participer tous les élèves
En tant qu'enseignant, vous devez obtenir la participation de tous vos élèves. Dans son récit, Toy - B insiste sur les avantages suivants:
✔ un professeur a souvent l’impression que son cours est réussi si des élèves ont participé et ont donné les bonnes réponses;
✔ interroger un élève qui bavarde est un bon moyen de le faire taire sans avoir à le rappeler à l’ordre sur le bavardage.

Pourquoi enseigner avec les cartes mentales ?



Une carte mentale est construite autour d’une idée centrale, à laquelle on relie des idées secondaires. On obtient ainsi une structure arborescente, qui exprime une hiérarchie entre les idées, mais dans laquelle il n’y a pas d’ordre de lecture imposé, à la différence d’une présentation linéaire plus classique.


↪ Bénéfices pour l'élève

Chaque élève a sa propre façon de percevoir, d’évoquer, de mémoriser. Il est important que l’enseignant propose des supports et des approches variés pour répondre à ces différences. Les cartes mentales, avec leur présentation visuelle, sont une alternative au cours classique linéaire.

Elles ont l’avantage de favoriser l’acquisition des concepts pour les élèves, qu’ils soient en difficulté ou non. Par exemple, ceux qui ont une mémoire plutôt visuelle sont attirés par la représentation imagée des cartes mentales, et ceux qui ont des difficultés avec la lecture ou avec le français sont libérés des exigences habituelles du langage.


↪ Bénéfices pour l'enseignant

• L’enseignant peut utiliser une carte mentale en début de chapitre, afin de réactiver les connaissances, en mettant en lumière les liens qui existent entre les concepts déjà étudiés. Dans ce cadre, la carte pourra être construite en classe, avec les élèves.

• L’enseignant peut également présenter une synthèse de ce qui a été introduit sous forme de carte mentale, en l’enrichissant au fur et à mesure, de manière non linéaire. Sans s’encombrer des éléments de rédaction, la carte mentale permet de créer des liens entre les notions du cours, de faire des parallèles entre différentes méthodes, etc.

• Enfin, et c’est probablement l’usage le plus riche, l’enseignant peut, à l’aide d’une carte mentale modèle, faire construire aux élèves leurs propres cartes mentales, de manière collective ou individuelle. Cette pratique rend les élèves actifs et créatifs, et permet à l’enseignant de repérer les éventuels erreurs ou manques conceptuels.

Pour cet usage, il est recommandé, pour les enseignants comme pour les élèves, de se familiariser avec l’outil carte mentale sur une notion simple ou déjà connue. Cela peut par exemple être fait en vie de classe, en début d’année pour se présenter...

Par la suite, lorsque les élèves construisent leur propre carte, il faut bien mettre en évidence que chaque carte est personnelle. Lors d’une éventuelle mise en commun, avec validation entre pairs, il est possible de faire ressortir ce qui est important sur une notion donnée.


Source: barem-haitier.fr


 

Pourquoi un enseignant doit enseigner la technique de la carte mentale à ses apprenants?




 Temps de lecture : environ 9 min

La carte mentale, carte heuristique ou mind map (en anglais) sont des outils pratiques et intuitifs qui permettent d'organiser des idées, des concepts, des tâches et d'autres éléments en s'affranchissant des limites imposées par les structures linéaires. Généralement élaborées autour d'une idée ou d'un objectif principal situé au centre du diagramme, elles sont constituées de lignes (branches) qui relient au concept de départ des thèmes associés, puis des éléments plus précis. 

La carte mentale constitue une alternative originale et flexible à d'autres formes plus structurées d'organisation d'idées. Que vous choisissiez de réaliser votre carte mentale à l'aide d'un stylo et de papier ou d'un logiciel d'idéation comme Lucidspark, n'hésitez pas à opter pour le format, les couleurs ou les éléments visuels qui vous aideront à organiser et à mémoriser les informations.

Qu'est-ce qu'une carte mentale ?

La réalisation d'une carte mentale est un processus créatif qui permet de transposer visuellement notre processus de réflexion. Cependant, plutôt que de consigner ces informations sous forme de listes sans saveur, ce type de diagramme vous permet d'organiser vos idées dans un format plus souple et non linéaire. Avec un logiciel de carte mentale comme Lucidspark, vous pouvez rapidement rassembler toutes vos idées dans un même document, que vous avez ensuite la possibilité de modifier et d'organiser à mesure que vos idées évoluent.


Avantages de la carte heuristique

La carte heuristique offre de nombreux avantages, à la fois pour le support visuel qu'il constitue et pour l'exercice de création en lui-même.

Elles favorisent l'apprentissage et la créativité : le simple fait de prendre des notes sur un document peut suffire à comprendre des informations. Dans le cas d'une carte mentale, la prise de notes permet d'établir des liens entre différentes idées. Le fait de comprendre ces liens peut vous aider à en découvrir de nouveaux que vous n'aviez peut-être pas envisagés auparavant.

Elles facilitent la mémorisation : notre cerveau assimile bien mieux les images visuelles que les listes de mots. Une carte mentale organisée peut vous aider à mémoriser des informations en apportant un contexte visuel et en reliant des thèmes et des idées autour d'un sujet central. En ajoutant des repères visuels comme des couleurs ou des formes, vous renforcez votre capacité à vous souvenir des informations clés.

Elles simplifient des idées ou des projets complexes : la carte mentale offre la structure parfaite pour synthétiser et clarifier des concepts de grande envergure. En décomposant visuellement votre concept général en idées plus facilement assimilables, vous pouvez bénéficier d'une vision précise des éléments et tâches individuels qui le constituent.

Elles sont flexibles : vous pouvez créer des cartes mentales aussi souvent que nécessaire, quel que soit le sujet ou le public visé. Elles sont parfaites pour animer des séances de brainstorming en solo ou en groupe et présenter des idées à une équipe. En outre, leur structure intuitive les rend accessibles à tout type d'utilisateurs, des élèves de CP aux cadres supérieurs.


Éléments d'une carte heuristique

Bien qu'aucune d'entre elles ne se ressemble, les cartes heuristiques doivent généralement comprendre les éléments suivants :

Une idée principale : toutes les cartes mentales doivent s'articuler autour d'une idée, d'un événement ou d'un projet central. Cet élément peut être placé au centre de la page, sur un côté ou au sommet, selon la façon dont vous souhaitez organiser votre carte.

Plusieurs thèmes principaux (rameaux ou branches) : plusieurs thèmes principaux doivent émerger à partir du concept central et peuvent revenir directement à celui-ci. Ces thèmes sont habituellement appelés associations de premier niveau et constituent des catégories générales dans lesquelles des éléments plus petits peuvent être organisés. Il est préférable de limiter votre nombre d'associations de premier niveau et de ne pas dépasser sept.

Idées individuelles : les idées plus restreintes et plus spécifiques sont appelées associations de deuxième, troisième ou quatrième niveau, etc. Chaque association doit fournir des informations plus précises que celle qui la précède.

Mots clés : des mots clés sont utilisés à la place de phrases complètes pour résumer les informations de manière concise. Ils permettent aux utilisateurs de faire preuve de plus de créativité et de clarté dans l'élaboration de leur carte mentale.

Couleurs ou images : bien que l'utilisation de couleurs et d'images ne soit pas impérative, ces éléments sont recommandés par les experts pour apporter plus de clarté et faciliter la mémorisation des informations.


Méthodes pour faire des cartes heuristiques

Les cartes mentales sont un outil indispensable pour quiconque cherche à développer une vision d'ensemble, résoudre des problèmes ou améliorer un processus de planification. Elles peuvent être appliquées à un nombre illimité de cas d'utilisation afin de renforcer la collaboration au sein d'une équipe et faciliter la réflexion et l'apprentissage. Continuez votre lecture pour en découvrir quelques exemples.


Cartes mentales dans l'enseignement

Quelle que soit la matière que vous souhaitez enseigner ou apprendre, simplifier des concepts complexes en représentant visuellement les informations permet d'approcher l'apprentissage de manière plus créative. La carte mentale peut être utilisé à la fois par les enseignants et les étudiants pour générer de précieuses opportunités d'apprentissage et faciliter la mémorisation.


Méthodes pour faire des cartes heuristiques pour les enseignements

Séances de brainstorming : les enseignants peuvent utiliser des cartes heuristiques pour développer de nouvelles idées au fur et à mesure qu'elles sont présentées, expliquer des méthodes créatives de résolution de problèmes ou faciliter la compréhension générale d'un sujet. Ils peuvent créer une carte mentale commune que toute la classe a la possibilité de consulter ou demander aux élèves de créer leur propre carte mentale.

Évaluation de la compréhension : les enseignants peuvent demander aux élèves de créer des cartes mentales afin d'évaluer leur compréhension de nouvelles idées, de livres ou d'articles à lire, etc.

Enseignement des méthodes de résolution de problèmes : à l'aide d'une carte mentale, les enseignants peuvent décrire des problèmes hypothétiques ou réels et demander aux élèves de réfléchir à différentes solutions. Chaque solution peut être divisée en tâches afin d'aider les élèves à comprendre les étapes à suivre pour parvenir à une solution.


Méthodes pour faire des cartes mentale pour les étudiants

Prise de notes : la plupart des étudiants ont des difficultés à mémoriser des informations recopiées sur une simple page. Les organiser sous forme de diagramme visuellement attrayant leur permet d'approfondir leur compréhension de n'importe quel sujet.


Rédaction de grandes lignes : les cartes mentales sont une alternative idéale à la rédaction linéaire de grandes lignes. Elles permettent aux étudiants d'exprimer rapidement leurs pensées et leurs idées sur une page, et les aident à choisir la meilleure façon de les organiser.


Source: lucidspark.com




Connaissez-vous la méthode Phillips 6.6 pour travailler en équipe avec les enfants?

La méthode Phillips 6.6 est une dynamique de travail en groupe qui a pour objectif de faire participer tous les membres dans la prise de décisions afin de parvenir à des accords.



N’est-ce pas motivant quand on travaille en équipe et quand on avance dans la même direction avec ses amis ou collègues ? Si, assurément. La dénommée méthode Phillips 6.6 pour travailler en équipe a précisément cette finalité : faire en sorte qu’un groupe de personnes se comprenne et coopère pour atteindre des objectifs communs.

En quoi consiste la méthode Phillips 6.6 ?
La technique ou dynamique de groupe du nom de Phillips 6.6 est valable pour travailler avec des groupes nombreux ou un groupe de six personnes minimum. Elle consiste, pour le dire simplement, à ce que les membres du groupe, divisés en sous-groupes de six personnes, puissent discuter d’un sujet pendant six minutes et parviennent à une conclusion.

Le travail d’équipe est une habileté qui peut s’apprendre. Elle peut aussi être très utile dans différents domaines de la vie. Ainsi, la méthode Phillips 6.6 peut aussi bien être utilisée à l’école que dans des contextes professionnels, afin d’apprendre aux membres d’une équipe à prendre des décisions rapides pour atteindre un objectif.

Ainsi, la dynamique mise en place par la méthode Phillips 6.6 vise à ce que les personnes participent, débattent et obtiennent beaucoup d’informations en un laps de temps réduit. Pour cela, il est important que la thématique autour de laquelle se centre la discussion soit bien claire et précisée par écrit...Suite de l'article: les étapes à suivre pour mettre en place la méthode Phillips 6.6


EDUCATION | Les qualités à cultiver en tant qu'enseignant (VIDEO)

Un bon professeur, doit parvenir à constamment créer un équilibre entre 4 qualités essentielles: la maîtrise de sa (ses) matière(s), des compétences didactiques et pédagogiques, la capacité de construire une relation avec les élèves et leurs familles et surtout avoir confiance dans le potentiel des élèves à progresser. Découvrons ensemble les qualités d'un bon enseignant dans cette vidéo





Comment traiter avec l’élève difficile: 5 astuces.




Lorsqu’un élève enfreint une règle importante de la classe ou de l’école, nous suggérons une approche en cinq étapes :

1. Expliquer brièvement et précisément à l’élève quel comportement est inadéquat.

2. Expliquer brièvement à l’élève pourquoi ce comportement est inadéquat.

3. Donner le choix à l’élève entre deux conséquences en présentant toujours la conséquence positive en premier.

4. Donner à l’élève un temps raisonnable pour qu’il puisse prendre sa décision, sinon le tout peut être perçu comme un ultimatum.

5. Appliquer les conséquences d’une façon cohérente.

Pour un certain nombre de jeunes, notamment ceux pour lesquels l’encadrement d’une classe ne suffit pas pour leur permettre de manifester des comportements adaptés, une intervention systématique sera également nécessaire. Nous proposons d’utiliser une approche qui intègre les cinq composantes suivantes :

Établir des règles claires en classe : leur enseigner en donnant des exemples de respect et de non-respect de ces règles.

Agir sur les antécédents d’un comportement perturbateur : organiser physiquement sa classe de manière à diminuer les possibilités qu’un élève puisse récidiver.

Féliciter l’élève et l’encourager verbalement : porter une attention particulière à ses comportements adaptés et les renforcer systématiquement, que ce soit verbalement ou par la méthode du contrat, du système de points ou autre approche.

Enseigner systématiquement à l’élève des habiletés sociales : c’est-à-dire des comportements qui permettent des interactions sociales acceptables.

Recourir, lorsqu’il le faut, au retrait : utilisé en combinaison avec une méthode de renforcement, celui-ci constitue une intervention indispensable lorsque l’élève manifeste des comportements très perturbateurs. (« La règle a toujours besoin d’exemple. » Proverbe italien)

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