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Exercice sur tout, tous, toute et toutes

 


Ecrivez correctement le mot “TOUT”

  1. … explication supplémentaire est inutile.
  2. … vérité n’est pas bonne à dire.
  3. J’ai trois frères. … sont divorcés.
  4. J’ai mangé … ce qu’il y avait dans le frigo.
  5. Elle vend toutes ses affaires. Elle les vend … .
  6. Le … serait trop long à raconter.
  7. Sophie est partie … triste.
  8. Elles sont … heureuses d’avoir réussi leur examen..
  9. Arrosez le … d’un peu d’huile de noix avant de servir.
  10. Mes petits garçons se sont endormis … habillés.

Réponses:

  1. Toute explication supplémentaire est inutile.
  2. Toute vérité n’est pas bonne à dire.
  3. J’ai trois frères. Tous sont divorcés.
  4. J’ai mangé tout ce qu’il y avait dans le frigo.
  5. Elle vend toutes ses affaires. Elle les vend toutes.
  6. Le tout serait trop long à raconter.
  7. Sophie est partie toute triste.
  8. Elles sont tout heureuses d’avoir réussi leur examen. (L’adjectif “heureuse” commence par un h muet et non un h aspiré)
  9. Arrosez le tout d’un peu d’huile de noix avant de servir.
  10. Mes petits garçons se sont endormis tout habillés.

La dictée la plus difficile: la dictée de Mérimée.

 


La fameuse dictée de Mérimée est, dit-on, la plus difficile de la langue française. Seriez-vous capable de faire un sans faute? Cliquez ici pour essayer👉La dictée de Mérimée





Voici la fameuse dictée qui aurait (oui, un doute subsiste) été composée par Prosper Mérimée à la demande de l’impératrice Eugénie pour distraire la cour, en 1857 ou 1858 (les sources diffèrent). Ferez-vous mieux que le prince de Metternich qui rendit la meilleure copie avec trois fautes ? Napoléon III, lui, aurait fait soixante-quinze fautes ! À la décharge de l’empereur, la dictée est plus facile aujourd’hui étant donné qu’un certain nombre de pièges ont disparu et que certains mots ont deux graphies possibles, cela étant dû à l’évolution de l’orthographe et aux rectifications de 1990. Eh oui, pensez qu’elle a tout de même été rédigée il y a plus de 150 ans ! Notez qu’on trouve plusieurs versions de cette dictée (phrases supplémentaires, temps et nombre modifiés). La version qui vous est proposée est celle publiée par Léo Claretie en 1900.





5 pléonasmes (insoupçonnés) qu’il faut à tout prix éviter

 

Les formules redondantes sont légion dans le langage courant. Comment s’en débarrasser?


«Sortir dehors», «collaborer ensemble», «faux prétexte»... La redondance a tendance à se glisser dans la moindre de nos locutions du quotidien. Emprunté au bas latin grammatical «pleonasmus» («surabondance, excès»), le «pléonasme» désigne un terme qui ajoute une répétition à ce qui a déjà été énoncé.

Un court de tennis

Que diriez-vous de chausser les crampons avant d’en découdre avec l’équipe adverse «sur le terrain de football de football»? La redite est saugrenue, vous en conviendrez. Figurez-vous qu’elle l’est tout autant lorsque l’on parle de «court de tennis». Car, comme on peut le lire dans le Trésor de la langue française, le «court» est un terrain rectangulaire en terre battue ou en dur spécialement aménagé pour le tennis. Rassurez-vous, les grands auteurs eux-mêmes ont fait la faute. En 1939, dans Lépreuses, Montherlant parlait d’un «court de tennis rougeâtre». Bon élève cependant, Aragon écrivait trois ans plus tôt, dans Les Beaux quartiers: «Le terrain vague a été coupé en trois pour faire trois tennis, des gens en blanc y courent, les balles volent, les raquettes battent l’air. C’était le court du fond.»


Une autre alternative

Apparu au XVe siècle comme terme de droit ecclésiastique, l’«alternative» (du latin «alternare», «alterner») désigne ce qui présente un choix entre deux possibilités, dont l’une exclut l’autre, précise l’Académie française. Autrement dit, l’alternative est toujours autre. Ne dites donc pas: «Aller déjeuner au restaurant de la rue Guynemer est une autre alternative.» Mais: «Aller déjeuner au restaurant de la rue Guynemer est une alternative.» Lire la suite de l'article ici

«Dilemne», «réouvrir»... Ces 10 barbarismes que vous faites sans le savoir dans la langue française

 



Si l’erreur est presque indétectable, elle est bel et bien là. Un barbarisme est une faute de langage qui consiste à forger des mots ou des formes qui ne respectent pas les règles morphologiques d’une langue. L’expression vient du XIIIe siècle, empruntée au latin «barbarismus» qui signifie «expression vicieuse». Par exemple «nominer» au lieu de «nommer, citer» est un barbarisme. Parfois, il consiste à importer en français des formes qui sont usuelles dans une langue étrangère, comme l’anglais. Souvent, ce sont des mots déformés ou détournés. Cela revient donc à inventer une orthographe qui n’existe pas. Florilège des barbarismes les plus courants.

1- Réouvrir

«La boulangerie à l’angle de la rue a réouvert!». On entend régulièrement l’emploi de ce verbe au lieu de «rouvrir» qui est la forme correcte. Peut-on parler d’une faute? Après tout, ce serait logique car on dit bien «réouverture». Le verbe «rouvrir», attesté au XIe siècle, s’écrivait d’abord «reouvrir», sans qu’on prononce le «e». Au fil du temps, le «e» a disparu pour donner «rouvrir» qui est la seule forme adoptée par les dictionnaires et l’Académie française. Seul le Larousse accepte les deux.

2-Solutionner

«J’ai solutionné le problème». Ce verbe, dérivé de «solution», dont on trouve une première trace au XIXe siècle, a gagné en succès face aux difficultés que présente la conjugaison du verbe «résoudre» dont il est devenu un substitut. Mais il est jugé disgracieux, notamment par l’Académie française. On peut éventuellement user du verbe «résoudre» en le faisant précéder d’un auxiliaire pour plus de facilité. Et on dira «trouver la solution à une question» et non «solutionner la question».

3-Dilemne

À quel moment, a-t-on voulu mettre un «n» après le «m»? Quand un mot influence un autre, cela donne le résultat que voici. En effet, on est influencé par l’adjectif «indemne», issu du latin «indemnis» (composé lui-même du préfixe privatif -in et damnum qui veut dire «dommage»). Le mot «dilemme», lui, vient du grec «dilêmma» qui signifie «argument à deux fins». Pour s’en souvenir, il faut toujours se dire qu’on ne sort jamais indemne d’un dilemme! Lire la suite de l'article ici



Le « NE » explétif pour améliorer vos écrits

 

Si vous cherchez des astuces pour améliorer la qualité de vos phrases à l’écrit, cela tombe bien, je vous ai préparé une leçon sur le « ne » explétif.

Dans cette leçon, je vais vous parler des 3 cas où il est recommandé de l’utiliser.

Sommaire de la leçon

> Le « ne » explétif, c’est quoi ?
> Le « ne » explétif expliqué en vidéo
> Quand utiliser le « ne » explétif ?

Le « ne » explétif, c’est quoi ?

Le « ne » explétif est un petit mot qu’il ne faut pas confondre avec le « ne » de négation. Il n’a pas de sens négatif, et ne modifie donc pas le sens de la phrase. On le place toujours dans une subordonnée, directement après le sujet. Il n’est pas obligatoire. On l’utilise le plus souvent dans un contexte formel, pour rendre une phrase plus élégante..Lire la suite de l'article ici

« Or » et « hors » : quelle différence ?

On écrit « or » : « or » est une conjonction de coordination qu’on peut remplacer par « et », « mais », « cependant » ou « et pourtant ». Astuce : si vous pouvez remplacer dans la phrase « or » par « et pourtant » sans en altérer le sens, alors il s’agit bien de la conjonction de coordination et non de « hors ». 

Exemples : Le facteur devait arriver en avance, or il est en retard. 

J’étais convaincu qu’il réussirait son examen, or il a échoué.

 Tout, dans son comportement, semblait dire: puisqu’il ne m’aime plus, rien ne m’importe. Or je l’aimais encore, et même je ne l’avais jamais tant aimée; mais le lui prouver ne m’était plus possible. Gide, Journal, 1939 

Mwindi repartit, plus sombre que jamais. Or ce jour-là, en revenant du Shamba, Ngui et moi nous livrions à cette activité bien dans le tempérament des hommes, projeter une opération qui n’aurait jamais lieu. Ernest Hemingway, La Vérité à la lumière de l’aube 

À cette occasion, il n’avait pas marchandé de dures vérités à son auditoire. De là, sa réputation. Or, vers la fin de ce mois, les autorités ecclésiastiques de notre ville décidèrent de lutter contre la peste par leurs propres moyens… Albert Camus, La Peste 

On écrit « hors » : « hors » est une préposition synonyme de « au dehors de » ou « à l’extérieur de ». On la retrouve dans plusieurs expressions populaires : hors la loi, hors jeu, hors champ, hors ligne, hors de question etc. 

Exemples : Il était hors de question que vous cédiez. Simone de Beauvoir, Les Mandarins, 1954 

Si on est passé à Aubignane, ce printemps, c’est qu’une chose nous a poussés vers ce pays, hors de notre route, avec de la peur. Giono, Regain, 1930 

Du reste, quand le sommeil l’emmenait si loin hors du monde habité par le souvenir et la pensée, à travers un éther où il était seul, plus que seul, n’ayant même pas ce compagnon où l’on s’aperçoit soi-même, il était hors du temps et de ses mesures. Proust, À la recherche du temps perdu 

Je vous trouve hors de chez vous, presque dévêtue, dans un appartement meublé. Qu’êtes-vous venue y faire ? Gui de Maupassant, Bel-Ami 

Croissance de tous les légumes selon les besoins de chacun ! En saison ! Hors saison ! Céline, Mort à crédit, 1936 


Source---> https://www.lalanguefrancaise.com/orthographe/or-hors/

8 mots à ne pas confondre

 Amener ou apporter?
Peut-on amener les enfants à l'école comme l'on amène un gâteau chez des amis? Rien n'est moins sûr... Du latin apportare, «porter quelque chose à quelqu'un», le verbe «apporter» s'emploie pour parler d'une chose et «d'un objet inanimé», indique le Trésor de la langue française. Lorsque l'on apporte «une pomme», on la «porte» littéralement avec soi. Pour être correct, on l'utilisera dans des phrases telles «j'apporte mes propres crayons en cours», «apportez-moi le dossier de Mme X», etc.
Précisons que la formule «apporter avec soi» constitue un pléonasme. Le verbe «apporter» signifie déjà «porter avec soi». Il en va de même pour la locution «emmener avec soi».
Le verbe «amener», dérivé de «mener», s'emploie, à l'inverse «d'apporter», pour parler d'animés, d'individus ou d'animaux. Il signifie «mener vers». Pour être exact, on l'utilisera dans des phrases comme «il amène les enfants à l'école», «amène-moi ton frère!»
● Écouter ou entendre?
«Tu écoutes ce que je te dis?», s'exclame votre mère. «Oui, je t'entends!», répondez-vous sur la défensive. Mais cela signifie-t-il que vous avez compris ce qu'elle vient de vous dire? Pas sûr... Entendre ne signifie pas écouter, mais «percevoir par ouïe». Il ne nécessite aucun effort sinon celui de laisser parvenir les sons qui vous entourent à vos oreilles. Tout le monde peut donc entendre votre mère sans lui prêter attention.
Écouter, en effet, c'est faire attention à ce que l'on entend. Du latin classique auscultare, le verbe sous-entend par essence l'idée d'action et donc, de compréhension. Ainsi, lorsque vous répondez à votre mère que vous entendez très bien ce qu'elle vous dit, vous ne mentez pas mais faites vraiment acte d'impertinence...
● Humble ou modeste?
Les personnes humbles et modestes ont ceci de commun qu'elles n'aiment pas à apparaître à la lumière. Petite mais grande nuance tout de même, le modeste, du latin modestus «modéré, mesuré, réservé, vertueux», est «peu fortuné, d'humble condition». Il est celui qui «affecte de se sous-estimer», indique le CNRTL. Le modeste s'emploie également pour parler de choses «sans prétention, dépourvues d'éclat».
Ce qui n'est pas le cas du mot humble, uniquement employé pour parler d'animés. La personne humble, «consciente de sa faiblesse», n'affecte pas la soumission. Elle se pense «faible». Très déférent, l'individu humble s'abaisse volontairement pour aider les autres.
● Obsèques ou enterrement?
On ne sera plus là pour témoigner de la justesse du mot employé, mais tâchons tout de même de ne pas finir, en commettant une erreur de vocabulaire! «L'enterrement» désigne l'acte d'enterrer, c'est-à-dire «mettre en terre un mort». Le mot comprend également, depuis le XIIe siècle, l'idée de cérémonie funèbre. Mais nul faste ici! L'enterrement se fait dans la discrétion, avec les proches, sans foule ni badauds.
À la différence des «obsèques». Du latin obsequiae «funérailles», le mot sous-entend «une cérémonie et un convoi funèbres en l'honneur d'un défunt», indique le CNRTL. Les obsèques sont un moment de réunion entre intimes, inconnus et curieux. Les «funérailles», pour leur part, qualifient les «cérémonies solennelles qui accompagnent l'enterrement d'une personnalité».

Les 47 locutions latines les plus utilisées par les francophones







Les locutions latines sont omniprésentes dans la littérature francophone. On les utilise également très régulièrement dans le langage de tous les jours. Parfois, cet usage est une manière de montrer sa culture, son raffinement, mais bien souvent leur usage est tellement populaire qu’il en devient naturel. On en oublierait que ces expressions viennent du latin !
Voici la liste des locutions latines les plus utilisées (selon nous) par les francophones.
A contrario désigne « à l’inverse ». C’est un raisonnement dont la forme est identique à celle d’un autre, mais dont l’hypothèse et, par conséquent, la conclusion sont les inverses de celui-ci.

2. A fortiori

A fortiori signifie « à plus forte raison. » On utilise cette locution latine lorsqu’une vérité découle d’une autre avec plus de force encore, étayée par des arguments plus puissants, plus nombreux.

3. A minima

A minima signifie « du plus petit. » Cette locution est utilisée dans le cadre juridique, lorsque le ministère public fait appel pour augmenter une peine qu’il juge en inadéquation avec la faute commise. L’Académie française rappelle qu’on ne doit pas le confondre avec « au minimum » ou « au moins ».

4. A posteriori

A posteriori signifie « en partant des données de l’expérience. » Il est l’inverse de « a priori ».

5. A priori

A priori, antonyme de « a posteriori » signifie « au premier abord ; à première vue ; avant toute expérience. »

6. Ab initio

Ab initio veut dire « depuis le début. » En littérature, il s’oppose à « in medias res » (« commencer au milieu de l’histoire ») et est utilisé lorsque quelque chose est raconté depuis le début.

7. Ad hoc

Ad hoc signifie « à cet effet ; qui convient. » Cette locution latine est généralement utilisée pour désigner une assemblée, une organisation qu’on qualifie d’ad hoc car elle est spécialement créée pour un but précis. Par exemple : « Les déclarations sont lues par un comité ad hoc ».

8. Ad hominem

Ad hominem signifie « envers l’homme », « contre la personne. » L’ad hominem est aussi une stratégie rhétorique qui consiste à utiliser les contradictions des propos d’une personne, ou les contradictions entre ce qu’elle fait et ce qu’elle dit, dans le but de marquer une distanciation.

9. Ad vitam æternam

Ad vitam æternam signifie « vers la vie éternelle ; vers l’éternité. » Il est utilisé dans le langage courant, pour désigner une chose, un fait, un processus qui dure très longtemps.

10. Agenda

On ne le sait pas toujours mais agenda est bien une locution latine qui veut dire « choses à faire. »

11. Alea jacta est

Voici une expression très populaire. Alea jacata est aurait été attribuée par Suétone à Jules César lors du franchissement du Rubicon en 49 avant J.-C. Littéralement cela veut dire « le dé est jeté » mais le sens est « advienne que pourra ».

12. Alter ego

Alter ego, souvent utilisé en tant que locution nominale (« un alter ego ») signifie « un autre moi-même. », « quelqu’un d’égal à moi-même ».

13. Amor fati

Amor fati est utilisé pour signifier « aime ta destinée. », qu’on accepte son destin. Cette locution latine a été introduite par le philosophe allemand Friedrich Nietzsche au XIXème siècle. Dans Le Crépuscule des idoles, celui-ci explique que « amor fati » s’inscrit dans une tentative de déculpabilisation de l’homme : « Nul n’est responsable d’exister de manière générale, d’être comme ceci ou cela ».

14. Carpe diem

Devenue une véritable philosophie de vie, la locution latine carpe diem se retrouve dans un poème d’Horace (Odes, I, 1 vers 8) : « Cueille le jour, et ne crois pas au lendemain ». Carpe diem signifie donc « cueille le jour », dans le sens « profite de l’instant présent. La locution est devenue une illustration de la philosophie épicurienne, de l’hédonisme.

15. Casus belli

Casus belli désigne un « cas de guerre. » On l’emploie lorsqu’il y a une raison de déclarer la guerre. Par exemple, le franchissement du Rubicon par Jules César en 49 av. J.-C. déclencha la guerre civile de César, qui l’opposa à Pompée.

16. Cogito ergo sum

Cogito ergo sum signifie « je pense donc je suis ». Cette locution latine a été popularisée par René Descartes dans le Discours de la méthode (1637).

17. Conditio sine qua non

Conditio sine qua non désigne une « condition absolument nécessaire. » Très utilisée dans le domaine juridique, elle signifie une condition « sans laquelle cela ne pourrait pas être ».

18. Curriculum vitæ

Qui n’a jamais écrit un curriculum vitæ ou « CV » dans sa vie ? Et bien cette locution latine signifie le « cours de la vie. » et est utilisée pour désigner le document qui résume sa vie dans le cadre d’une recherche d’emploi.

19. De facto

De facto est une des locution latines les plus populaires. Elle signifie « de fait ; dans les faits. »

20. De jure

De jure signifie « de droit ; par le droit ; par la loi. ».

21. Distinguo

Un distinguo désigne l’action de distinguer. Il signifie « je distingue. » On l’utilise généralement avec le verbe « faire » : faire un distinguo.

22. Dixit

Dixit veut dire « Il a dit. » Dixit est utilisé pour citer quelqu’un.

23. Erratum

Un erratum est une « erreur. » On l’utilise souvent pour signifier qu’on a fait une erreur et qu’on va la corriger.

24. Et cetera ou et cætera

Et cetera (souvent abrégée en etc.) désigne « et toutes les autres choses. » Elle remplace parfois les points de suspension.

25. Ex æquo

Ex æquo signifie « à égalité.» On l’utilise très souvent comme dans par exemple : « les deux équipes de football ont fini le match à ex æquo ».

26. Ex-ante

Ex-ante signifie « au préalable. » et est un synonyme de « a priori ».

26. Exit

Exit, qu’on utilise comme tel en anglais, signifie « il sort. »

27. Fiat Lux

Fiat Lux signifie « Que la Lumière soit ! ». Cette locution latine est présente au début de la Genèse, lorsque Dieu créée la lumière le premier jour de la création du monde.

28. Grosso modo

Grosso modo est encore une locution latine utilisée par le plus grand nombre. Elle signifie « de manière grossière », « approximativement ».

29. Ibid ou Ibidem

Ibid signifie « au même endroit. » Cette locution est utilisée dans les documents scientifiques pour signifier que la citation est tirée de la même source que celle citée précédemment.

30. Idem

Idem signifie « la même chose. »

31. In extenso

In extenso désigne « en intégralité ; en entier. », souvent à propos d’un ouvrage. Exemple : « À moins que vous ne vouliez que je ne le fasse copier in extenso et ne vous en adresse la copie ». — Ferdinand Walsin Esterhazy, Bordereau de l’affaire Dreyfus, 1894.

32. In extremis

In extremis est utilisé pour signifier « en dernière extrémité ; de justesse. »

33. In fine

In fine est souvent utilisé dans les ouvrages scientifiques pour dire « à la fin ; en dernier ; finalement ; en conclusion. »

34. Intra muros

Intra muros signifie « dans les murs. » On l’utilise par exemple pour parler de « Paris intra muros » : la partie de Paris qui est délimitée par son périphérique.

35. Intuitu personæ

Intuitu personæ signifie qui est « dépendant de la personne, relatif à la personne. » Dans le domaine du droit, elle qualifie une relation existant entre deux personnes qui ne peut pas être transposée à d’autres personnes (exemple : un contrat de travail).

36. Lapsus

Un lapsus, entré dans le langage courant, est une « erreur involontaire.»

37. Mea culpa

Mea culpa est utilisée pour avouer sa faute, pour dire « c’est ma faute. »

38. Nota bene

Nota bene, souvent abrégée en « NB », signifie « notez bien ».

39. Nec plus ultra

Parfois utilisée à des fins publicitaires, la locution latine nec plus ultra signifie « rien de mieux. »

40. Post mortem

Post mortem signifie « après la mort. » On l’utilise notamment pour qualifier une oeuvre publiée suite à la mort de son auteur : une oeuvre post mortem.

41. Qui pro quo

Littéralement, qui pro quo signifie : « prendre un qui pour un quoi. » On utilise « qui pro quo » comme synonyme d’un malentendu.

42. Sic

Sic veut littéralement dire « c’est ainsi ». On l’utilise entre parenthèses après une citation pour signifier que le texte a été rapporté comme il a été écrit.

43. Statu quo

Statu quo signifie « en l’état ». Un statu quo désigne une situation qui ne bouge pas, qui est bloquée.

44. Vade mecum

Littéralement « viens avec moi. », on l’écrit parfois vade-mecum, ce qui désigne un objet à usage personnel que l’on garde avec soi (par exemple un guide de voyage).

45. Versus

Versus signifie littéralement « en direction de. » On l’utilise pour opposer deux choses ou deux personnes.

46. Veto

Veto signifie « je m’oppose. » Par extension, un veto signifie l’action de s’opposer à un vote, à une décision. Par exemple : apposer son veto au Conseil de sécurité des Nations unies.

47. Vice versa

Vice versa veut dire « réciproquement. ».
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Le participe des verbes pronominaux


   On rencontre deux catégories de verbes pronominaux :

Les verbes essentiellement pronominaux :TOUJOURS ACCORD du participe passé avec le sujet.


Les verbes accidentellement (occasionnellement) pronominaux : ACCORD du participe passé suivant la place du COD.


Rappel : Les verbes transitifs indirects et les verbes intransitifs n'ont pas de COD.


§862 / a - Accord du participe passé des verbes essentiellement pronominaux

A - Rappel : Un verbe essentiellement pronominal se construit avec un des pronoms "me, m', te, t', se, s', nous, vous" de la même personne et du même nombre que le sujet. Ce pronom est placé devant l'auxiliaire "être" : 
- De nombreux témoins se sont évanouis - Elle s'est baignée dans la mer. Tu t'es trompé de porte.

   - Le participe passé des verbes essentiellement pronominaux, qui se construit avec l'auxiliaire "être", s'accorde toujours avec le sujet :

- Le prisonnier s'est évadé du commissariat.(Qui est-ce qui "s'est évadé" ?  > le prisonnier  > sujet > le prisonnier a évadé lui > accord du participe au masculin singulier. Il n'y a pas d'autre analyse à réaliser pour ces verbes qui ne s'emploient qu'à la forme pronominale).

- Les prisonnières se sont évadées du commissariat. (Sujet féminin pluriel). Lesgarçons se sont écriés aussitôt - Les filles se sont écriées ensuite - Je me suis réfugié chez mes parents.


Dans les dictionnaires les verbes pronominaux sont mentionnés :  envoler (s) v. pr.  ou  vpr.


Principaux verbes essentiellement pronominaux

s'absenters'écroulers'extasierse prosterners'abstenirs'efforcerse formaliserse ratatiners'accouders'élancerse gargariserse ravisers'accroupirs'emparerse gendarmerse rebellers'acheminers'empressers'immiscerse rebiffers'adonners'enfuirs'infiltrerse récriers'agenouillers'enquérirs'ingénierse recroquevillerse blottirs'entraiders'ingérerse réfugierse cabrers'envolers'insurgerse renfrognerse dédires'éprendre se méfierse rengorgerse démeners'esclafferse méprendrese repentirse désisters'évaderse moquerse souciers'ébattres'évanouirs'obstinerse souvenirs'ébrouers'évertuers'opiniâtrerse suiciders'écriers'exclamerse parjurerse targuer

Exceptions :
"s'arroger", est un verbe transitif direct qui est essentiellement pronominal, mais son participe passé s'accorde avec le C.O.D. seulement quand ce dernier est placé avant le verbe :

- Des droits importants que le gardien s'est arrogés.(Le gardien s'est arrogé quoi ? > des droits > placé avant le verbe > accord au masculin pluriel) - Mais on écrira : Le gardien s'est arrogé des droits importants.

"s'entre-nuire" verbe intransitif direct qui est aussi essentiellement pronominal, mais dont le participe passé ne s'accorde jamais : 

- La morale de cette dispute, c'est qu'ils se sont entre-nui.

§862 / b - Participe passé des verbes accidentellement pronominaux

- On rencontre certains verbes qui en plus de leur forme normale traditionnelle, peuvent prendre la forme accidentellement pronominale. Ils se divisent en quatre catégories :

- B - Verbes (accidentellement) pronominaux à sens passif.
- C - Verbes (accidentellement) pronominaux à sens réfléchi.
- D - Verbes (accidentellement) pronominaux à sens réciproque.

Il faut en premier trouver dans quelle catégorie on place le participe passé.

Verbes passifs

B - Rappel : Les verbes accidentellement pronominaux sont dits passifs lorsque le sujet subit l'action sans l'accomplir lui-même (souvent l'être ou la chose qui provoque l'action n'est pas cité). C'est une partie qui s'est jouée à guichets fermés.

    Accord en genre et en nombre avec le sujet :
- Les voitures se sont vendues rapidement.(Qu'est-ce qui "est vendu" ? > se > mis pour "les voitures" > sujet > accord.

On note que le sujet "les voitures" n'accomplit pas lui-même l'action de la vente mais la subit > on est bien en présence d'un pronominal passif).

- Les guirlandes se sont allumées dans l'avenue. (Qu'est-ce qui "est allumé" ? > se > mis pour "les guirlandes" > sujet > accord au féminin pluriel). 

Verbes réfléchis

C - Rappel : Les verbes accidentellement pronominaux sont dits réfléchis quand l'action faite par le sujet s'exerce (revient, se réfléchit) sur ce même sujet. Il exerce une action sur lui-même. 

Vérification : Pour vérifier qu'on est en présence d'une forme réfléchie, on doit pouvoir compléter la phrase avec "moi-même, toi-même, lui-même, elle-même, nous-mêmes, vous-mêmes, elles-mêmes, eux-mêmes" :
- Elle se regardait dans la glace. (Elle se regardait elle-même dans la glace).

  Accord du participe passé des verbes pronominaux réfléchis, en genre et en nombre, avec le sujet si le COD (complément d'objet direct) se trouve avant le participe. (Application de la règle générale d'accord du participe conjugué avec l'auxiliaire "avoir", voir page 856). On pose la questuion Qui ? Quoi ? : 

- La concurrente s'est blessée en sautant.("blesser" est un verbe usuel de la forme active, employé ici sous la forme pronominale réfléchie : se blesser. Qui est blessé ? > s' > mis pour "la concurrente > COD placé avant > accord).
- Je me suis lavé. (Qui est lavé ? > "me" > mis pour "je" > placé avant > accord) - Elle s'est lavée.

   Pas d'accord si le C.O.D. se trouve après le participe:

- Je me lave les mains. (Quoi est lavé ? > les mains > COD placé après > pas d'accord).


Exceptions : Bien que conjugués avec l'auxiliaire "être", le participe passé de certains verbes conjugués à la voix pronominale ne s'accorde pas toujours avec le sujet et reste invariable. Ils n'admettent pas de COD et leur pronom réfléchi fait fonction d'objet indirect : 
- Elles se sont parlé longuement. (Parlé à qui ? > à"se" > COI).

Quelques verbes ont le passé composé invariable

s'acheter se déplaire se plairese sourire se survivre se complaire se nuire se ressembler se succéder se téléphoner se convenir se parler se rire se suffire 

 

Verbes réciproques

D - Rappel : Les verbes accidentellement pronominaux sont dits réciproques lorsque l'action faite par plusieurs sujets s'exerce (revient, se réfléchit) sur chacun d'eux (l’action est à la fois accomplie et reçue par chacun d’eux) :
- Les garçons se sont disputés bruyamment.("disputer" est un verbe usuel de la forme active > dans cet exemple il est conjugué à la forme accidentellement pronominale > pour se disputer il faut être au moins deux, et les invectives sont adressées de l'un à l'autre et vice-versa).

Vérification : Pour vérifier qu'on est en présence d'une forme réciproquee, on doit pouvoir compléter la phrase avec "l'un l'autre, l'une lautre, les uns les autres, les unes les autres, entre eux" : 
- Elles se sont regardées par la fenêtre. (Elles se sont regardées les unes les autres, à travers la fenêtre).

    Accord du participe passé de ces verbes pronominaux réciproques, en genre et en nombre, avec le sujet si le complément d'objet direct se trouve placé avant le participe :

- Les lettres qu'ils se sont envoyées. (Lettres envoyées les uns aux autres. Quoi est envoyé > les lettres > COD > placé avant > accord).
- Laurie et Marine se sont cherchées toute la soirée. (Qui est cherché ? > Laurie et Marine > COD > placé avant > accord).

   Pas d'accord si le C.O.D. se trouve après le participe ou encore s'il n'y a pas de C.O.D :
- Deux footballeurs se sont échangé les maillots. (Quoi "est échangé" ? > les maillots > COD. Il est placé après le participe passé > pas d'accord et "échangé" reste au masculin singulier).
- Roméo et Juliette se sont plu. (Pas de COD > pas d'accord).


Les verbes ci-dessous sont aussi considérés comme réciproques 
et en conséquence accord du participe passé

s'entraccorder s'entrechoquer s'entr'égorger s'entre-regarder s'entraider s'entre-déchirer s'entre-heurter s'entretenir s'entr'aimer s'entre-nuire s'entre-tuer s'entre-blesser s'entre-dévorer s'entre-percer 

 

§Verbe862 / c - Verbes au participe passé invariable

Ces verbes ne peuvent pas avoir de COD, et le pronom réfléchi assure la fonction de COI.

Par exemple le verbe "s'adresser à" est obligatoirement accompagné d'une préposition (parfois sous-entendue), car en réalité on ne peut s'adresser... qu'à quelqu'un : 
- Durant l'été les touristes se sont succédé dans la station. 

Quelques verbes au passé composé invariable

s'appartenir se mentir se rendre compte se suffire*** se complaire (à, dans)se nuire se ressembler se survivre se convenir (à)se parler* se rire se téléphoner** se déplaire (à, de)se permettre se sourire s'en vouloir s'entre-nuire* se plaire se succéder s'imaginer, etc.

* "se rire, se plaire", verbes pris au sens de : trouver de l'attrait, se trouver bien.
** "se déplaire" verbe pris au sens de : ne pas se trouver bien.
*** "se complaire", verbe pris au sens de "se délecter, trouver sa satisfaction.

* Ils se sont ri de leurs aventures.
** Juliette s'est fortement déplu dans cet hôtel.
*** Mais pourquoi s'est elle complu dans sa détresse ?

 

§862 / d - Verbes pronominaux suivis d'un infinitif

   Accord du participe passé de tous les verbes pronominaux suivi d'un infinitif si le sujet fait l'action exprimée par l'infinitif :
- Les arbitres que j'ai vus participer au stage.(Qui a participé ? > "se" mis pour arbitres, et l'infinitif "participer" est bien l'action faite par les arbitres).

Mais on écrira :
- Les joueurs se sont vu pénaliser par les arbitres. (Qui ont-ils vu ? > "se" > mis pour "joueurs" mais ils ne peuvent pas faire l'action de se pénaliser eux-mêmes > pas d'accord) 

Exception : le participe passé du verbe "faire"ou "se faire" est toujours invariable devant un infinitif : 
- L'entraîneur les a fait courir plusieurs fois.
- Elle s'est fait lire une page de poèmes.

         Exemples

Poser la question : (en règle générale)

Qui, quoi "participe passé" ? = COD > se trouve écrit avant ou après > avant = accord.(Autrement dit : quand j'écris le participe, si le mot auquel il se rapporte est déjà cité > accord.)

Qui, quoi "participe passé" ? = COD > se trouve écrit après > pas d'accord. (Autrement dit : quand j'écris le participe, si le mot auquel il se rapporte n'est pas encore cité > invariable.)

 
Exercices!
1 - Les oiseaux se sont envolés à notre approche. 
a - Cherchons le COD : qui, quoi "est envolé" ?  "se"  >  "les oiseaux" masculin pluriel.
b - Le COD est placé avant le participe passé. L'action du verbe "envolés" s'exerce bien sur le sujet "les oiseaux".
c - Il y a accord et "envolés" se met au masculin pluriel.

2 - Roméo et Juliette se sont acheté une voiture :
a - Cherchons le COD : qui, quoi "est acheté" ?  "se" > "une voiture" masculin singulier.
b - Le COD est placé après le participe passé.
c - Il n'y a pas accord et "acheté" se met au masculin singulier.

3 - Juliette s'est blotti(e) dans ses bras.

4 - Les skieuses se sont élancé(es) ensemble.

5 - Les joueurs se sont vu(s) pénaliser par les arbitres. 

6 - Juliette s'est coupé(e).

7 - Juliette s'est coupé(e) le doigt.

8 - Ils se sont plu(s) dès le premier jour.

9 - La concurrente s'est évanoui(e) à l'arrivée.

10 - Dès son retour elle s'est lavé(e) les pieds.

11 - Dès son retour elle s'est lav(ée).

12 - Juliette s'était imaginé(e) voir son fils plus tôt.

13 - Le frère et la sœur se sont corrigé(s) leurs devoirs.

14 - Les hommes se sont élancé(s) en premier.

15 - Les femmes se sont élancé(es) ensuite.

16 - Je conteste les droits que nos adversaires se sont arrogé(s).

17 - Depuis la nouvelle Constitution, sept candidats se sont succédé(s) au poste de Président.

18 - Les témoins se sont souvenu(s) des faits.

19 - Ils se sont construit(e) une belle villa.

20 - Ils se sont écrit(s) pendant deux ans avant de se rencontrer.

21 - Les concurrentes se sont donné(es)rendez-vous devant les tribunes.

22 - Elles se sont départi(es) de leur bonne humeur.

23 - Ces inondations m'ont posé(es) d'énormes problèmes.

24 - Les enfants se sont blotti(s) contre l'instituteur. 

25 - Roméo et Juliette se sont regardé(s)longuement dans les yeux

26 - Ils se sont très souvent envoy(és) des lettres. 

27 - Ce printemps, les ombrelles se sont vendu(es) très cher.

28 - Les cheveux qu'elle s'est arraché(s).

29 - Les mérites qu'elle s'est attribué(s). 

30 - Arrivées par le train, nos filles se sont rendu(es) au mariage.

31 - Les garçons se sont disputé(s)bruyamment.

32 - Elles se sont présenté(s) des copains.

33 - Elles se sont présenté(es) au concours.

34 - Avouons qu'ils se sont donné(s) de la peine.

35 - Elles se sont regardé(es) dans la glace.

36 - Voici toutes les lettres qu'ils se sont écrit(es). 

37- Elle s'est fait(e) lire une page de poèmes. 

39 - Les filles se sont baigné(es)

40 - Elles se sont téléphoné(s) tous les jours.