La dictée la plus difficile: la dictée de Mérimée.
5 pléonasmes (insoupçonnés) qu’il faut à tout prix éviter
Les formules redondantes sont légion dans le langage courant. Comment s’en débarrasser?
«Sortir dehors», «collaborer ensemble», «faux prétexte»... La redondance a tendance à se glisser dans la moindre de nos locutions du quotidien. Emprunté au bas latin grammatical «pleonasmus» («surabondance, excès»), le «pléonasme» désigne un terme qui ajoute une répétition à ce qui a déjà été énoncé.
Un court de tennis
Que diriez-vous de chausser les crampons avant d’en découdre avec l’équipe adverse «sur le terrain de football de football»? La redite est saugrenue, vous en conviendrez. Figurez-vous qu’elle l’est tout autant lorsque l’on parle de «court de tennis». Car, comme on peut le lire dans le Trésor de la langue française, le «court» est un terrain rectangulaire en terre battue ou en dur spécialement aménagé pour le tennis. Rassurez-vous, les grands auteurs eux-mêmes ont fait la faute. En 1939, dans Lépreuses, Montherlant parlait d’un «court de tennis rougeâtre». Bon élève cependant, Aragon écrivait trois ans plus tôt, dans Les Beaux quartiers: «Le terrain vague a été coupé en trois pour faire trois tennis, des gens en blanc y courent, les balles volent, les raquettes battent l’air. C’était le court du fond.»
Une autre alternative
Apparu au XVe siècle comme terme de droit ecclésiastique, l’«alternative» (du latin «alternare», «alterner») désigne ce qui présente un choix entre deux possibilités, dont l’une exclut l’autre, précise l’Académie française. Autrement dit, l’alternative est toujours autre. Ne dites donc pas: «Aller déjeuner au restaurant de la rue Guynemer est une autre alternative.» Mais: «Aller déjeuner au restaurant de la rue Guynemer est une alternative.» Lire la suite de l'article ici
«Dilemne», «réouvrir»... Ces 10 barbarismes que vous faites sans le savoir dans la langue française
Si l’erreur est presque indétectable, elle est bel et bien là. Un barbarisme est une faute de langage qui consiste à forger des mots ou des formes qui ne respectent pas les règles morphologiques d’une langue. L’expression vient du XIIIe siècle, empruntée au latin «barbarismus» qui signifie «expression vicieuse». Par exemple «nominer» au lieu de «nommer, citer» est un barbarisme. Parfois, il consiste à importer en français des formes qui sont usuelles dans une langue étrangère, comme l’anglais. Souvent, ce sont des mots déformés ou détournés. Cela revient donc à inventer une orthographe qui n’existe pas. Florilège des barbarismes les plus courants.
1- Réouvrir
«La boulangerie à l’angle de la rue a réouvert!». On entend régulièrement l’emploi de ce verbe au lieu de «rouvrir» qui est la forme correcte. Peut-on parler d’une faute? Après tout, ce serait logique car on dit bien «réouverture». Le verbe «rouvrir», attesté au XIe siècle, s’écrivait d’abord «reouvrir», sans qu’on prononce le «e». Au fil du temps, le «e» a disparu pour donner «rouvrir» qui est la seule forme adoptée par les dictionnaires et l’Académie française. Seul le Larousse accepte les deux.
2-Solutionner
«J’ai solutionné le problème». Ce verbe, dérivé de «solution», dont on trouve une première trace au XIXe siècle, a gagné en succès face aux difficultés que présente la conjugaison du verbe «résoudre» dont il est devenu un substitut. Mais il est jugé disgracieux, notamment par l’Académie française. On peut éventuellement user du verbe «résoudre» en le faisant précéder d’un auxiliaire pour plus de facilité. Et on dira «trouver la solution à une question» et non «solutionner la question».
3-Dilemne
À quel moment, a-t-on voulu mettre un «n» après le «m»? Quand un mot influence un autre, cela donne le résultat que voici. En effet, on est influencé par l’adjectif «indemne», issu du latin «indemnis» (composé lui-même du préfixe privatif -in et damnum qui veut dire «dommage»). Le mot «dilemme», lui, vient du grec «dilêmma» qui signifie «argument à deux fins». Pour s’en souvenir, il faut toujours se dire qu’on ne sort jamais indemne d’un dilemme! Lire la suite de l'article ici
Le « NE » explétif pour améliorer vos écrits
Si vous cherchez des astuces pour améliorer la qualité de vos phrases à l’écrit, cela tombe bien, je vous ai préparé une leçon sur le « ne » explétif.
Dans cette leçon, je vais vous parler des 3 cas où il est recommandé de l’utiliser.
Sommaire de la leçon
> Le « ne » explétif, c’est quoi ?
> Le « ne » explétif expliqué en vidéo
> Quand utiliser le « ne » explétif ?
Le « ne » explétif, c’est quoi ?
Le « ne » explétif est un petit mot qu’il ne faut pas confondre avec le « ne » de négation. Il n’a pas de sens négatif, et ne modifie donc pas le sens de la phrase. On le place toujours dans une subordonnée, directement après le sujet. Il n’est pas obligatoire. On l’utilise le plus souvent dans un contexte formel, pour rendre une phrase plus élégante... Lire la suite de l'article ici
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L'origine de certaines expressions françaises (VIDÉO)
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